La nominée de AWA 2022 dans la catégorie engagement communautaire, Marlène Wazina Siri. (DR)

African Women’s Award (AWA) 2022: Marlène Wazina Siri du Burkina Faso lauréate

Marlène Wazina Siri a été désignée lauréate dans la catégorie « Engagement communautaire ». C’était en marge de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars dernier à Conakry. La cérémonie de distinction, intitulée African Women’s Award 2022, est portée par AllAfrica Global Media avec pour objectif de promouvoir la femme africaine.
Elle met en compétition les femmes et filles qui mènent des actions innovantes pour le développement dans des domaines différents, afin de récompenser leurs efforts et mérites. L’Economiste du Faso est parti à la rencontre de la lauréate burkinabè. Dans cette interview qu’elle a accordée au Journal, Mlle Siri, économiste de formation et étudiante à l’Institut supérieur des sciences et de la population (ISSP), est revenue sur son engagement communautaire, et nous parle de l’association mère Theresa de la Charité dont elle est membre depuis ses 8 ans.

La nominée de AWA 2022 dans la catégorie engagement communautaire, Marlène Wazina Siri. (DR)

L’Economiste du Faso : Quel est votre ressenti après l’obtention de ce prix ?
Marlène Wazina Siri , lauréate : J’ai un sentiment de fierté après l’obtention de ce prix. Cette récompense me motive à aller plus loin en faisant de l’engagement communautaire mon quotidien.

Quels sont les avantages de ce prix ?
Il n’y a pas d’avantage en tant que tel. Le prix reconnait nos mérites, nos efforts. Cette nomination vient enrichir nos CV pour booster nos activités.
En tant qu’étudiante, comment arrivez-vous à concilier les études avec l’engagement communautaire ? Rencontrez-vous des difficultés ?
La difficulté majeure, c’est que concilier les activités associatives et scolaires est assez compliqué. Ensuite, il y a la difficulté pour trouver les partenaires pour nous accompagner dans la mise en œuvre de nos activités. Nous avons souvent de bonnes idées, par exemple, faire des dons, des visites auprès des déplacés internes mais nos moyens sont limités.

Quelles sont vos ambitions dans le futur pour vous-mêmes et pour le Burkina Faso ?
En ce qui concerne mes ambitions sur le plan professionnel, je souhaite poursuivre mes études en science de la population/démographie et devenir enseignante-chercheure dans ce domaine. Je souhaite également travailler dans l’humanitaire auprès des ONG et associations afin de pouvoir continuer à être engagée pour le bien de la communauté.

Êtes-vous membre d’une association qui vous permet d’élaborer vos actions communautaires ?
Je suis membre de plusieurs associations de jeunes. Je mène aussi des activités communautaires à titre personnel. Je suis membre de l’association mère Theresa de la Charité depuis l’âge de 8 ans où j’occupe actuellement le rôle de secrétaire chargée à l’organisation. Je suis la présidente de l’association des jeunes filles leaders engagées pour un avenir meilleur. Je suis cheffe SCOUT, je suis membre du réseau des jeunes ambassadeurs pour la santé reproductive. Je suis membre du Parlement des jeunes burkinabè pour l’eau. Il y a plusieurs autres casquettes mais je m’arrête à celles-ci.

En quoi consiste l’engagement communautaire ?
L’engagement communautaire consiste à mener des actions pour contribuer au développement de la communauté.

Quelles sont les difficultés rencontrées lors de cette compétition ?
Il n’y a pas eu de difficultés majeures, à part la phase des votes. Mais j’ai pu compter sur le soutien sans faille de mes frères burkinabè qui n’ont ménagé aucun effort pour que je puisse remporter les votes.

Quels conseils avez-vous à donner à vos jeunes sœurs du Burkina Faso ?
Le conseil que j’ai à leur donner, c’est de s’engager pour la communauté, mener des actions constructives. Quelques filles sont déjà engagées dans la vie associative, mais vu le nombre élevé de la gent féminine, c’est comme une goutte d’eau dans la mer. C’est ensemble que nous sommes plus fortes pour aller loin. Donc je leur demande de rejoindre des associations, surtout de jeunes, afin de mener des activités et contribuer au développement de la communauté.
Flora SANOU (Stagiaire)

 

Encadré 1

Quels ont été les critères de sélection d’AWA ?

Les candidatures ont été proposées sur la base des points focaux qu’il y a dans les différents pays. Autrement dit, les femmes et filles leaders ont été identifiées à partir des points focaux que sont les actions communautaires dans leurs pays respectifs.
Une enquête a été ouverte dans chaque pays pour vérifier la crédibilité des informations concernant les candidates. Il s’est agi de suivre le profil Facebook, faire une recherche pour savoir si les médias parlent de vous, si les structures reconnues officiellement dans le pays vous connaissent. C’est ainsi que j’ai été sélectionnée.
Il y avait au départ 5.000 jeunes femmes et filles issues de différents pays africains qui ont été proposées. Au fur et à mesure, 200 candidates ont été retenues. Par la suite, 100 candidates, ensuite 50 candidates, puis 20 candidates. Finalement, seulement 4 candidates ont été retenues, dont deux Guinéennes, une Togolaise et la Burkinabè que je suis.

 

Encadré 2

All african women en bref

Pour rappel, AllAfrica Women Agenda (AWA) est une initiative d’AllAfrica Global Media pour promouvoir la femme africaine. Initiée en mars 2015, AWA traduit la vision du Groupe AllAfrica Global Media qui prône l’intégration d’une approche transversale de la question du genre dans les stratégies de développement.
AllAfrica Women Agenda (AWA) est l’occasion de passer en revue la situation des femmes en Afrique et de réfléchir sur un plan d’actions en vue d’accélérer les activités connexes et décliner une feuille de route destinée à donner un coup de fouet concret et opérationnel à l’économie du continent à partir du levier des femmes.
AWA décerne les Prix AllAfrica Leadership féminin à des femmes africaines qui se sont illustrées  dans leur domaine d’activité. Elle se positionne également comme une opportunité d’offrir les femmes leaders en modèle pour les filles dans le cadre d’une rencontre d’échanges qu’AllAfrica Women’s Agenda organise annuellement dans une capitale africaine.

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Numéro d'édition: 436

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