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ZLECAF: les opportunités pour le Burkina expliquées au cours d’une conférence organisée par l’EBA

De g à d, le DG de l’Agence de financement et de la promotion des PME (AFP/PME), le DG de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, Karim Ouattara, et le DG du Commerce, Seydou Ilboudo. (Ph. Yvan Sama).

« La Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAF), quelles opportunités pour le Burkina Faso ? » C’était le thème d’une conférence publique organisée par l’Ecole burkinabè des affaires (EBA), en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et Toulouse Business school. Cette activité a pour objectif de permettre aux participants de découvrir les opportunités liées à la mise en œuvre de la ZLECAF au Burkina. Elle s’est tenue le 24 mars 2022 à la salle de conférences de la CCI-BF à Ouagadougou.
Cette activité fait partie intégrante de l’approche d’apprentissage des étudiants de la formation en Master spécialisé supply chain et achats. Elle a permis aux acteurs nationaux et aux étudiants d’échanger sur la ZLECAF qui est d’une importance capitale pour l’insertion du pays dans le commerce africain. En effet, la ZLECAF est un projet d’intégration économique caractérisé par la suppression des barrières douanières au commerce sur les produits originaires des Etats membres. Cette zone couvrira tous les pays africains avec 1,27 milliard de consommateurs et un PIB combiné d’environ 2,5 milliards de dollars.

Une hausse de 21,4 milliards FCFA sur le PIB du Burkina
Le Directeur général (DG) du Commerce, Seydou Ilboudo, conférencier du jour, estime que cet accord économique a beaucoup d’avantages pour le pays. Les exportations du Burkina Faso vers l’Afrique augmenteraient significativement de 8 à 14% en fonction des approches de libéralisation. Dans une hypothèse pessimiste, dit-il, le PIB du pays connaitra au moins une hausse de 21,4 milliards FCFA par an, soit 1%. Les produits d’exportations du Burkina pourraient concerner le coton et le textile, les oléagineux, les cuirs et peaux, le bétail/viande et les minéraux. Cependant, il relève des défis auxquels le pays pourrait faire face, notamment, le faible niveau d’industrialisation, la concurrence étrangère et les coûts de production relativement élevés.

Une conférence pour préparer les acteurs économiques à la concurrence
Au-delà de son aspect pédagogique, le thème de cette conférence mobilise aussi bien les décideurs que les acteurs du monde économique pour le développement des chaînes de valeurs au niveau régional et continental.
En effet, l’avènement de la ZLECAF va modifier le paysage commercial intra africain avec l’expansion des réseaux de chaînes d’approvisionnement axés sur les importations et les exportations de tout le continent. Pour le Coordonnateur général de la conférence, Oumarou Zongo, cette activité vient à point nommé. Elle permettra aux acteurs économiques de se préparer à mieux rentrer dans ce vaste marché de consommation.
Même point de vue pour le parrain de la cérémonie, en la personne du Directeur général de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, Karim Ouattara. Pour lui, il faut organiser les acteurs en interne afin qu’ils puissent mieux aborder cette zone de libre-échange.
L’ouverture sur le marché donnera droit à la concurrence qui va s’installer dans les différentes nations. o
Issouf TAPSOBA (Collaborateur)

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