Hausse du prix du gaz:  pourquoi seuls les grands emballages sont-ils concernés

• Volonté de préserver les ménages

• Les petits emballages victimes de spéculation

• Fin de l’accalmie ?

Un communiqué en date du 18 février annonce de nouveaux prix dans le secteur des hydrocarbures. Dans la réalité, très peu de changement en dehors du prix des bouteilles de gaz. A ce niveau, tous les emballages ne sont pas concernés par les nouveaux prix à la hausse. Les emballages de 2,75 kg, de 6 kg, de 10 kg et de 12 kg ne sont pas touchés.
Dans l’arrêté conjoint signé par les Secrétaires généraux en charge des affaires courantes du ministère du Commerce et de l’Economie, seuls les conditionnements de 17,5 kg, de 32 kg et de 38 Kg connaissent une hausse du prix de la recharge. Une hausse assez sensible pour ce type de conditionnement. On constate une variation de prix qui va de plus de 3.000 à près de 8.000 FCFA (voir encadré 1). Les gros emballages sont surtout utilisés par les professionnels (restaurant, hôtels et entreprises)
Les autorités ont donc fait le choix de ne pas faire supporter cette hausse du prix du gaz par les ménages à faible revenu. Cela repose aussi sur le principe de préserver l’environnement en limitant l’usage du bois de chauffe comme source d’énergie pour la cuisson. D’où la subvention des prix par le gouvernement. Cette subvention reste stable au niveau des petits emballages entre 333 et 440 FCFA. Pour les gros emballages, la subvention qui était uniforme à 700 FCFA passe à 909 FCFA à Ouagadougou, contre 928 FCFA à Bobo-Dioulasso.
Cela dit, cette augmentation du prix de certains emballages du gaz met peut-être fin à une certaine accalmie observée depuis mars 2021, date de la dernière augmentation des prix des hydrocarbures au Burkina Faso. A cette occasion, le gouvernement avait ajouté 1O francs sur le super et le gasoil et 500 francs sur la bouteille de gaz de 12,5 kg. On se rappelle également que le gouvernement avait révisé le mécanisme de fixation des prix des hydrocarbures, le rendant plus flexible et aligné sur la variation des cours mondiaux. Mais, pendant la période Covid-19, c’était le calme plat sur les prix. Avec la crise en Ukraine, certains observateurs pensent que cela va occasionner des tensions sur les cours du pétrole et surtout du gaz, avec une augmentation de la demande. Cette situation risque d’avoir des répercussions sur les prix à la pompe.o
FW

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Numéro d'édition: 428

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