Editorial

Non, messieurs !

Le porte-parole du gouvernement aurait dû continuer à faire le mort à propos de la restriction de l’accès à Facebook depuis quelques jours. Sortir après une dizaine de jours pour dire que les Burkinabè ne devraient pas s’attendre à une explication ou une justification sur la mesure et cela, au nom de la sécurité nationale, c’est faire un pied de nez au droit à l’information du citoyen. Personne ne s’oppose aux mesures prises dans le cadre de la sécurité nationale, malgré les désagréments, parce que force doit rester à la loi.

Ce que le peuple demande ici, c’est un minimum d’égard, même s’il sait que c’est pour sa sécurité que les FDS travaillent jour et nuit.  Ils sont nombreux à avoir eu leur petite idée sur les raisons des coupures de Facebook, parce que ce n’est pas une première. Mais la première fois, le peuple a eu droit à deux communiqués et des résultats lui ont été présentés pour justifier de la mesure.

C’est ce qui a manqué cette fois. Les communicants du gouvernement auraient dû donner quelque chose à mâcher au public, libre à lui d’y croire ou pas. Ce faisant, si le gouvernement continue sur cette lancée, une crise de confiance pourrait s’installer. Car, la nature a horreur du vide.o

Par Abdoulaye TAO

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