Le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro (Ph. Yvan Sama).

Education nationale/Communes: la 5e édition des journées de concertation

• La mise en œuvre des compétences transférées abordée

• Des insuffisances relevées

• Les recommandations des Maires

Le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro (Ph. Yvan Sama).

Le Maire de la Commune rurale de Téma-Bokin, Nongma Erneste Ouédraogo. (Ph. Yvan Sama).

Le Burkina Faso, dans son processus de décentralisation et de déconcentration de l’administration publique, a transféré un certain nombre de compétences aux collectivités territoriales. Parmi elles figure la gestion de l’éducation. Afin de renforcer le développement d’une éducation de qualité au Burkina, un cadre de concertation entre le ministère de l’Education et les Communes est organisé chaque année. Cette édition des journées de concertation MENAPLN/Communes avait pour thème principal : « Implication et engagement des communautés dans la gestion des compétences transférées : enjeux, défis et perspectives ». Elle s’est tenue dans quatre bassins. La clôture des journées de concertation MENAPLN/Communes du bassin de Ouagadougou a eu lieu le 9 novembre 2021 à Ouagadougou.
Ces journées de concertation entre le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) et les Communes se sont tenues dans quatre bassins avec l’ensemble des Communes des 13 régions du pays. En effet, il s’agit du bassin de Bobo-Dioulasso, de Tenkodogo, de Kaya et de Ouagadougou. Pendant deux jours, les autorités municipales du pays et les cadres du secteur de l’éducation se sont concertés sur plusieurs points, notamment, sur l’acquisition et la gestion des vivres des cantines scolaires, la sécurisation des domaines scolaires et l’assainissement de l’enseignement privé. Aussi, ont été abordées les questions sur la stratégie de scolarisation accélérée et sur le suivi citoyen dans la réalisation des infrastructures éducatives. Les participants ont également abordé l’initiative présidentielle « d’assurer à chaque enfant un repas équilibré par jour ». Selon le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro, cette rencontre de concertation a permis de faire le point sur la mise en œuvre des compétences et des ressources transférées aux collectivités territoriales. En plus, des insuffisances ont été dégagées afin de faire des recommandations pour l’amélioration de l’éducation au Burkina Faso. Pour lui, la collaboration entre le ministère et les Communes est un processus qu’il faut consolider. C’est dans cette lancée que le ministère a commencé la prise en charge d’une des compétences transférées, à savoir le fonctionnement des Centres d’éducation de base non formelle (CEBNF), a-t-il poursuivi. Il existe dans ces centres des processus d’alphabétisation et des formations techniques spécifiques en lien avec le milieu. « Nous avons identifié dans 99 Communes sur les 351 Communes, 144 CEBNF pour lesquels nous avons transféré 418 millions l’année dernière pour leur fonctionnement. Nous continuerons ainsi dans les années à venir. On espère aller à l’échelle bientôt si tout va bien », déclarait le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro.
En termes d’insuffisances, cette rencontre de concertation a permis de relever un certain nombre de points. Il s’agit, notamment, de la responsabilité des Communes dans la gestion du domaine scolaire et de la fermeture des écoles du fait de l’insécurité. A cela, il faut ajouter les problèmes de gestion des fonds transférés aux cantines scolaires. Les thématiques développées au cours de cette rencontre ont donné lieu à des échanges fructueux, à un partage d’expériences et aux recommandations qui contribueront à relever les défis du développement d’une éducation de qualité pour tous au Burkina.

Les représentants des Communes (participants) ont fait des recommandations pour l’amélioration de la gestion de l’éducation nationale. (Ph. Yvan Sama).

Les recommandations
Les participants ont fait des recommandations pour une éducation de qualité au Burkina Faso. Il s’agit, notamment, de la capitalisation des contributions des collectivités au fonctionnement des établissements scolaires. En effet, en plus des efforts de l’Etat, certaines Communes participent à la réhabilitation et à la construction d’infrastructures scolaires et à l’accompagnement des Circonscriptions d’éducation de base (CEB) en moyens de déplacement. En plus, il y a la capitalisation et le partage des expériences de certaines Communes en matière de gestion des domaines scolaires. Aussi, les participants souhaitent vulgariser la mise en œuvre de l’éducation en situation d’urgence et de la stratégie de scolarisation accélérée afin que les Communes puissent s’en approprier. Les conclusions et recommandations issues de cette rencontre de concertation permettront d’améliorer la gestion des compétences et des ressources transférées aux collectivités territoriales.
Issouf TAPSOBA (Collaborateur)

 

Encadré

Des difficultés dans la mise en œuvre des compétences
transférées, selon le Maire de Téma-Bokin

Selon le Maire de la Commune rurale de Téma-Bokin (province du Passoré), Nongma Erneste Ouédraogo, cette concertation a permis de passer en revue toutes les insuffisances relatives à la gestion de l’éducation nationale par les collectivités territoriales. Il s’agit, entre autres, des problèmes dans la passation des marchés pour l’achat des vivres scolaires et des fournitures. A en croire monsieur Ouédraogo, souvent, les ressources transférées sont insuffisantes et ne viennent pas à temps. Cette situation entraîne la non-consommation des ressources par certaines collectivités. Mais il note que le ministère fait de son mieux pour satisfaire les demandes des acteurs de l’éducation nationale.

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Numéro d'édition: 414

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