Reprise en main ?

La semaine écoulée fut éprouvante. Une trentaine de gendarmes tombés officiellement à Inata, 7 policiers à Essakane. Le décompte  macabre  n’est pas prêt de s’arrêter, au vu de la dégradation  de la situation sur le terrain. Les groupes armés nous trouvent plus souvent que nous les dénichons. On est à la traine dans la riposte et nos succès n’arrivent pas à  créer l’effet d’entrainement nécessaire pour créer un sursaut national. C’est ce qui explique peut-être ce ressenti de découragement au sein d’une partie de la population.

Et, profitant de cette situation,  les politiques et une partie de la société civile  demandent la démission du gouvernement et du président du Faso. Est-ce vraiment cela la solution? C’est de bonne guerre de maintenir une pression sur le gouvernement et la hiérarchie militaire pour inverser le rapport de forces. Mais cela risque de renforcer le pessimisme au sein de l’opinion et faire le lit à une crise politique. Toute chose dont les institutions n’ont pas besoin. Il faut donc secouer le cocotier  pour qu’on sorte de ce cul-de-sac et espérer que les sanctions prises en Conseil des ministres mercredi dernier, contre les manquements graves observés dans la chaîne de commandement, sonnent enfin comme une rupture dans la gestion de cette crise.o

Par Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 415

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