Maminata Traoré/ Coulibaly, ministre déléguée chargée de la recherche scientifique et de l’innovation. (DR)

VaRRIWA : afin que les résultats des recherches ne dorment plus dans les tiroirs

• Former en masse les chercheurs, les innovateurs sur la protection de leurs résultats

• Incuber des projets de création d’entreprise issus de la recherche

• Dix (10) dossiers déjà retenus pour être financés

Maminata Traoré/ Coulibaly, ministre déléguée chargée de la recherche scientifique et de l’innovation. (DR)

Les résultats de l’appel à propositions. (DR)

«Valorising Research Results and Innovation in West Africa, VaRRIWA, est une réponse innovante au défi de la valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique. Financé par les Fonds ACP de l’Union européenne et mis en œuvre par l’AUF, en partenariat avec les Agences nationales de la recherche et de l’innovation du Bénin, du Burkina, du Togo et du Sénégal, le projet VaRRIWA a été lancé officiellement le vendredi 04 juin 2021 à Dakar (Sénégal). D’une durée de quatre ans, et doté d’un budget de plus de trois milliards de francs CFA (4 942 249 €), le projet VaRRIWA vise à contribuer à la création d’un environnement incitatif au transfert de technologie et à l’innovation durable dans les quatre pays.
Après le lancement, les membres du comité de pilotage  du projet ont tenu un atelier à Ouagadougou du 18 au 22 octobre 2021, afin de procéder à l’évaluation des dossiers de candidatures reçus au terme de l’appel à projets VaRRIWA.  Pour le Directeur régional adjoint du projet AUF, cette démarche vise à répondre au moins à trois défis. «  Le premier défi porte sur la formation. Former en masse les chercheurs, les innovateurs sur la protection de leurs résultats, à travers des brevets mais surtout sur le transfert de la valorisation vers le milieu économique. Le deuxième défi porte sur les dispositifs d’accompagnement à la valorisation, c’est-à-dire, renforcer leurs capacités techniques et financières pour que ces incubateurs puissent incuber des projets de création d’entreprise issus de la recherche scientifique. Enfin, le 3e défi vise le réseautage ; il nous faut faire en sorte que les synergies  entre les chercheurs, les milieux économiques, la société civile, le système financier soient renforcées et que les acteurs tissent des synergies en faveur de la valorisation, de la recherche et de l’innovation », a expliqué Dr Laurent Ilboudo.

Les chercheurs à la clôture de l’atelier de Ouagadougou. (DR)

La rencontre de Ouagadougou a permis une fois de plus aux différents acteurs de réaffirmer leur attachement à ce projet qui vient ainsi combler un gap. « Toute la crème qui entoure la recherche est autour de la table à la clôture de l’atelier de sélection des tiers bénéficiaires de ce projet qui nous tient à cœur, parce qu’il faut bien que les recherches puissent participer au développement socioéconomique de nos pays», s’est d’ailleurs réjoui le Pr Louis Sawadogo, Directeur de l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et des innovations du Burkina Faso (ANVAR). En plus de l’ANVAR, les autres structures bénéficiaires du programme sont : l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation technologique (ABeVRIT), l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée du Sénégal (ANRSA), la Direction de la recherche scientifique et technique du Togo (DRST) et de Sorbonne Université. Durant les quatre jours d’activités, les participants se sont penchés sur quarante-un (41) dossiers de candidatures. Au terme des débats, dix (10) dossiers ont été retenus pour être financés. Il s’agit de deux (02) projets dans la composante « Formation sur la valorisation des résultats de la recherche-innovation  et de leur exploitation économique » ; de huit (08) projets dans la composante « Accompagnement à la valorisation de la recherche-innovation » ; aucun dossier n’a été retenu dans la composante « Collaboration, réseautage et développements d’échanges et de partenariats publics-privés ».
« Nous espérons très vite voir ces projets démarrer et ainsi contribuer de manière innovante au renforcement de notre écosystème d’innovation, de recherche et au bien-être des populations. Le gouvernement burkinabè, à travers l’ANVAR, apportera son soutien permanent pour la bonne réussite de ces initiatives et du projet », a rassuré Maminata Traoré/ Coulibaly, ministre déléguée chargée de la recherche scientifique et de l’innovation, le vendredi 22 octobre 2021, à la cérémonie de clôture de l’atelier de sélection des tiers bénéficiaires de l’appel à propositions VaRRIWA.
Martin SAMA

 

Encadé

A propos de VaRRIWA

Le projet VaRRIWA vise à informer et former les acteurs de la recherche-innovation sur les politiques nationales et les mécanismes de mise en œuvre, de protection, d’adoption et de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation.
Il se donne également pour objectif de mettre en réseau tous les acteurs de la recherche-innovation pour faciliter la coopération entre acteurs et permettre une systématisation du transfert de technologie. VaRRIWA a été sélectionné dans le cadre de l’appel à propositions 2019 du Fonds ACP pour l’Innovation, une des composantes du Programme de recherche et d’innovation de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), avec la contribution financière de l’Union européenne (11e FED).

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Numéro d'édition: 412

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