Angèle Diabang (extrême droite), ancienne lauréate; Marwa Ahmed, représentante de l’AFD (gauche); Paolo Zanicchi, gestionnaire du programme Afrique créative (milieu); Kiema Arzoumpoko Rosine, lauréate du Burkina Faso, 2e édition avec son projet BiiBop (droite). (Ph. Yvan SAMA)

Afrique Créative phase 2: 8 industries lauréates

• Ils bénéficieront d’un accompagnement technique et financier

• D’un montant de 750.000 euros sur 12 mois

• Une entreprise burkinabè parmi les bénéficiaires

 

Angèle Diabang (extrême droite), ancienne lauréate; Marwa Ahmed, représentante de l’AFD (gauche); Paolo Zanicchi, gestionnaire du programme Afrique créative (milieu); Kiema Arzoumpoko Rosine, lauréate du Burkina Faso, 2e édition avec son projet BiiBop (droite). (Ph. Yvan SAMA)

Manon Carmeil, représentante des Investisseurs et Partenaires (I&P). (Ph. Yvan SAMA)

Le lancement de l’acte 2 de Afrique Créative a eu lieu le 29 septembre 2021 à Ouagadougou. La cérémonie, organisée par l’association La Fabrique, a été marquée par une conférence de presse pour marquer la clôture de la 1re édition et le lancement de la seconde, et un atelier de plaidoyer en faveur de la diversification des sources et modalités de financement du secteur des Industries culturelles et créatives (ICC).
Afrique Créative, faut-il le rappeler, est un programme d’accompagnement du développement d’acteurs des Industries culturelles et créatives (ICC), financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Africalia et ses partenaires, à savoir l’association La Fabrique, Bayimba Foundation, I&P Conseil et Zhu Culture. Il vise à favoriser la structuration de l’écosystème culturel et créatif en accompagnant le développement, le renforcement des compétences et la mise en réseau des entreprises du secteur sur le continent. Pour cette deuxième édition, Africalia a reçu 126 candidatures provenant de 9 pays différents. Après la phase de présélection, 17 entrepreneurs ont été retenus en juin et 8 ont été finalement retenus en septembre pour l’acte II du programme (NDLR : voir liste dans le tableau).
Ils ont été sélectionnés sur plusieurs critères, a expliqué Paolo Zanicchi, gestionnaire du programme, « il faut d’abord que l’entreprise fasse partie du champ des industries culturelles et créatives. Le 2e critère est que l’entreprise devait prouver son existence légale pour au moins deux ans, prouver une certaine croissance dans ses activités, notamment, le chiffre d’affaires, les intérêts. Enfin, prouver son impact social et environnemental ».
Ces entreprises travaillent dans des domaines créatifs divers et variés, notamment, le cinéma, l’audiovisuel, l’artisanat, la mode, les maisons de presse, l’édition, etc.

Accompagnement financier et technique
Tout comme les lauréats de la première édition, ceux de la deuxième phase de Afrique Créative bénéficieront d’un accompagnement technique et financier, d’une subvention pour accélérer la croissance de leur entreprise, d’un appui technique, que ce soit en groupe ou individuel, d’un mentorat business ou créatif de façon individuelle, d’une session de e-learning avec des thématiques variées telles que le marketing, le speech, savoir se présenter, comment parler à un investisseur, des séminaires de formation.
Le montant de cette session est prévu s’étendre sur 12 mois, 750.000 euros, contre 1.500.000 euros lors de la première phase qui, elle, a duré 2 ans.
Selon Marwa Ahmed, chargée de Mission Industries culturelles et créatives, c’est une enveloppe plus réduite, certes, cela leur permet d’atteindre leurs ambitions pour une durée totale d’un an. « Cette deuxième session est censée se clôturer en octobre 2022 », a-t-elle affirmé aux journalistes.
Un atelier de plaidoyer en faveur des industries culturelles et créatives a clôturé la cérémonie de lancement de cette seconde phase. Les thématiques développées sur la table de discussion a porté sur comment « déclencher l’investissement dans les industries culturelles et créatives en Afrique » ; « pourquoi investir dans les ICC et que sont-elles ?». Pour Luc Mayitoukou, Directeur de Zhu culture, il faut convaincre les institutions, les partenaires à investir dans les ICC, car, c’est un secteur à forte tension économique (pourvoyeur d’emploi, générateur de revenu) et donc elles (ICC) nécessitent un appui pour passer à l’échelle supérieure. En effet, les entreprises culturelles et créatives sont porteuses d’innovation sociale et génèrent de l’impact au sein de leurs communautés. De ce fait, durable, non polluant et illimité dans ses ressources, le secteur des industries culturelles et créatives représente une opportunité pour construire un monde plus prospère et équitable.

Plaidoyer en faveur des ICC. (Ph. Yvan SAMA)

Pour lui, la première édition fut un grand succès, ce, malgré les difficultés rencontrées. Les résultats ont été très positifs, car les neuf entrepreneurs ont quitté d’un point A à un point B, avec une valeur ajoutée, parce qu’il y a eu des investissements, des créations d’emploi, la production de biens et de produits culturels visibles sur le marché local et international.
En rappel, pour la première édition, sur un total de 85 candidatures reçues, le programme Afrique Créative a permis d’accompagner 9 entrepreneurs issus de quatre pays africains, dont le créateur de mode, Sébastien BazemO, et Soumaïla KanlA, ébéniste fondateur de Kaala du Burkina Faso.
Sanou K. Irène Flora (Stagiaire)

 

Encadré

 

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Numéro d'édition: 408

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