« Les résultats et témoignages des bénéficiaires nous rassurent quant à l’importance de cette formation », a affirmé Saïdou Didier Lonfo, chargé des opérations et de suivi-évaluation du PACAO, volet Burkina Faso (à droite).

Démarche qualité: des huileries formées à Bobo-Dioulasso

• 6 entreprises ont reçu leur parchemin

• Une formation assurée par l’ABMAQ et le PACAO

• Objectif : des huiles de qualité moins chères pour le consommateur

Tarek Naïm des huileries Watan, représentant des bénéficiaires.

Alexandre Sanfo, président de l’ABMAQ. Il est revenu sur l’importance de la formation pour les huileries de la ville de Sya.

Elles sont 6 unités de production d’huiles à recevoir leur récépissé de fin de formation des mains du président de l’Association burkinabè pour le management de la qualité (ABMAQ), Alexandre Sanfo. Réunis depuis le 21 juin 2021 au siège de la Grappe huilerie à Bobo-Dioulasso, ces patrons d’entreprises ont, une semaine durant, été formés en leadership suivi de la mise en place du Système documentaire qualité au sein des huileries. A l’issue de cette semaine d’échange sur le module, ils ont reçu leur parchemin le 29 juin 2021, sous le regard satisfait du partenaire financier de la formation, le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO).

« Les résultats et témoignages des bénéficiaires nous rassurent quant à l’importance de cette formation. Pour les bénéficiaires, il s’agit d’un élément important qu’ils ont trouvé dans leur processus de démarche qualité. Ils ont apprécié les messages sur le leadership, afin de pouvoir mobiliser les équipes pour la qualité, parce que nous sommes dans le secteur agro-alimentaire », a affirmé Saïdou Didier Lonfo, chargé des opérations et de suivi-évaluation du PACAO, volet Burkina Faso. Selon lui, les objectifs fixés au début de l’atelier ont été atteints. Il s’agissait, en effet, de renforcer les compétences des dirigeants des 6 huileries en management de la qualité ; permettre à leurs dirigeants de cerner les attentes en matière de leadership pour la réussite de la démarche qualité ; mieux engager les dirigeants des 6 huileries dans leurs rôles et responsabilités en démarche qualité. Pour ce faire, la formation ne s’arrêtera pas à ce niveau, car, selon le président de l’ABMAQ, des visites terrain vont avoir lieu dans ces unités afin de s’assurer que les outils de la démarche qualité élaborés y seront mis en place. 

Des huiles de qualité et moins chères pour les consommateurs

« Les résultats et témoignages des bénéficiaires nous rassurent quant à l’importance de cette formation », a affirmé Saïdou Didier Lonfo, chargé des opérations et de suivi-évaluation du PACAO, volet Burkina Faso (à droite).

C’est le vœu du président de l’ABMAQ, Alexandre Sanfo, qui est revenu sur l’importance de la formation pour les huileries de la ville de Sya. « Nous sommes dans un environnement assez compétitif où chaque entreprise doit démontrer la qualité de ses produits et nous avons de nombreuses huileries à Bobo. Il faut  donc leur enseigner ce rudiment et leur permettre de développer leurs produits, afin que ces produits puissent se vendre non seulement au Burkina, mais à l’extérieur ». Selon lui, les sorties sur le terrain vont permettre de voir les pratiques de ces entreprises et de les corriger. « En voyant le processus de traitement, cela nous permet d’éliminer certaines procédures qui ne sont pas nécessaires à la production, et en éliminant ces procédures, on réduit les coûts et c’est le consommateur qui en profite ».

Une affirmation partagée par Tarek Naïm des huileries Watan, représentant des bénéficiaires.

« On a appris beaucoup de choses et on en a retenu beaucoup aussi.  Le plus important pour moi, c’est l’application du système enseigné qui est basé sur la discipline. Tout ce qui est discipliné, c’est plus rapide, parce que chacun connait sa tâche, les réflexes deviennent instinctifs et nous y gagnons en temps et en argent, aussi cela rend fluide la chaîne de production. On produit plus et on économise en électricité. Ce qui va impacter le coût de vente final de l’huile », a-t-il affirmé. Même, précise-t-il, les coûts ne vont pas baisser tout d’un coup, car il s’agit d’un process.

Notons que c’est en novembre 2020 que l’ABMAQ, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, a procédé au lancement officiel des activités d’appui à la démarche qualité au profit des entreprises de l’huilerie à Bobo- Dioulasso. L’objectif était de trouver des réponses à la mévente de l’huile alimentaire, à travers l’accompagnement vers la démarche qualité des acteurs du secteur. « L’accompagnement du PACAO vise l’amélioration de la qualité des produits afin d’impacter les ventes au niveau local et aussi faciliter l’exportation ». Pour le Secrétaire permanent de l’ABMAQ, Ousséini Ouédraogo, l’appui aux acteurs va jeter les bases d’un meilleur fonctionnement des entreprises dans tout le processus. Grâce au renforcement de leurs compétences, les huileries du Burkina qui utilisent généralement les graines de coton pourront identifier de nouvelles sources de matières premières, développer leurs capacités organisationnelles et améliorer la qualité de leurs huiles.

Joël BOUDA

 

Encadré

Le PACAO en bref

Le 21 janvier 2020, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a procédé au lancement officiel du Programme d’appui à la compétitivité en Afrique de l’Ouest (PACAO), volet Burkina Faso. Le Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO) s’inscrit dans l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES), référence de gouvernance au Burkina Faso. D’un coût global de 5,4 milliards  FCFA, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso participe au financement à hauteur de 492 millions FCFA aux côtés de l’Union européenne, principal bailleur de fonds. Le PACAO est destiné aux entreprises, aux organisations professionnelles et aux structures de services et de financement des trois chaînes de valeurs que sont l’apiculture, les services liés au solaire et la grappe huilerie, considérées comme étant des secteurs disposant d’un « puissant effet multiplicateur favorisant la croissance économique soutenable et inclusive ». Le Programme a pour finalité la transformation structurelle de l’économie, la création d’emplois durables, et l’augmentation des exportations et des revenus issus de ces trois chaînes de valeurs.

D’une durée de trois ans, le PACAO est sous la tutelle technique du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat ; et sera mis en œuvre par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso.o

Source: CCI-BF

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Numéro d'édition: 399

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