DBS: Banques : le passage à la TAF acté

• Le Burkina Faso compte 50 millions de poules et pintades et 10 millions de bœufs

• Coopération luxembourgeoise : 7 millions d’euros en plus pour le Burkina

• Banques : le passage à la TAF acté

• Le Burkina Faso compte 50 millions de poules et pintades et 10 millions de bœufs

En 2020, l’effectif des têtes de bovins a été évalué à 10,237 millions. Celui des petits ruminants a été estimé à 27,664 millions, dont 11,077 millions d’ovins et 16,586 millions de caprins. On dénombre 50,413 millions de têtes de volaille composées de poules et de pintades au cours de l’année 2020. Ces statistiques émanent de la section élevage du tableau de bord de l’économie du Burkina Faso, publié en avril 2021 par l’Institut national des statistiques et de la démographie (INSD).

Pour l’INSD, les effectifs des animaux connaissent une hausse d’année en année. En effet, la croissance entre 2016 et 2020 des ovins, caprins et des poules et pintades est de 3% en moyenne. Celle des bovins, par contre, est de 2%. Toutes ces données sur les  effectifs du cheptel 2020 ont été collectées au cours de la deuxième Enquête nationale sur les effectifs du cheptel (ENEC II).

• Coopération luxembourgeoise : 7 millions d’euros en plus pour le Burkina

Le 1er juillet 2021, s’est tenue, par visioconférence, la 13e Commission de partenariat avec le Burkina Faso et le Luxembourg. La Commission de partenariat était coprésidée par Franz Fayot, ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, et Lassané Kaboré, ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du Burkina Faso. Les deux ministres ont ensuite formalisé la prolongation d’une année du PIC III jusqu’au 31 décembre 2022. Cette prolongation se traduit par l’extension de certains programmes actuellement en cours d’exécution et un rehaussement de l’enveloppe budgétaire à hauteur de 7 millions d’euros. Cette augmentation sera principalement destinée à financer l’engagement du Luxembourg en faveur du secteur éducatif burkinabè (5,5 millions d’euros), secteur dans lequel la Coopération luxembourgeoise assumera le rôle de chef de file des partenaires techniques et financiers à partir de septembre prochain. Par ailleurs, 1,5 million d’euros seront ajoutés à l’enveloppe budgétaire du projet d’appui à la gestion durable des ressources forestières. Enfin, et donnant suite à une demande initiale de la contrepartie burkinabè, les deux ministres ont convenu de procéder à la signature, dans les semaines à venir, d’un protocole d’accord relatif à un nouveau projet à hauteur de 1,8 million d’euros dans le domaine de la digitalisation des cadastres des villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. L’engagement du Luxembourg sera ainsi porté, dans le cadre du PIC III, à un budget total de 96, 3 millions d’euros, couvrant la période 2017-2022.

• Banques : le passage à la TAF acté

Depuis le 1er juillet, les banques du Burkina Faso, conformément à la loi 035-2020/AN, remplacent la TVA par la Taxe sur les activités financières (TAF). La Taf devait entrer en vigueur au 1er janvier dernier, dans le cadre des nouvelles mesures fiscales de la loi de finances gestion 2021. Le ministre des Finances répond ainsi favorablement à la requête de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers qui a demandé, dès le 16 décembre 2020, un report à cause des « contraintes liées au paramétrage et à la révision des schémas comptables et des systèmes d’information bancaire ».  Cette taxe est fixée à 17% et s’applique aux transactions financières et aux changes en lieu et place de la TVA qui est de 18%. L’Association burkinabè des usagers des banques s’interroge sur les répercussions de cette réforme fiscale sur la situation des clients de banques. Pour le consommateur, du fait de ce passage de la TVA à la TAF, les traites des prêts bancaires connaitront-elles une baisse ? Dans un second temps, la TVA frappant la quasi-totalité des prestations tarifées de la banque, les clients doivent-ils s’attendre subséquemment à une baisse des coûts de ces différents produits et services ? Et pour les banques, qu’est-ce que ce nouveau dispositif implique ? Est-ce le même système avec un changement du nom de l’impôt ? Qu’est-ce que ça change pour les banques, par exemple, en termes de collecte de l’impôt ? o

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Numéro d'édition: 399

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