Consommation Hausse du niveau général des prix

• Fruits, tubercules, céréales, légumes plus chers

• Pour le 5e mois consécutif

• Une augmentation de 1,7% en un mois et 2,3% en un trimestre

Hausse du niveau général des prix à la consommation. Depuis février 2021, les prix des produits de grande consommation au Burkina Faso ne font que croître. 5 mois donc durant lesquels, les Burkinabè font face à la hausse des produits alimentaires, logement, eau, gaz, électricité et autres.  Entre avril et mai, l’indice harmonisé des prix à la consommation a connu une hausse de 1,7% et se situe à 107,95. L’information a été publiée sur le site de l’Institut national de la démographie (INSD), le 9 juin dernier. En comparaison annuelle, entre mai 2020 et mai 2021, les prix ont augmenté de 2,3%.

Et ce sont toujours les mêmes fonctions qui portent la hausse des prix. « La hausse du niveau général des prix en mai 2021 est tributaire de la hausse des prix dans les fonctions « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » et « restaurants et hôtels », en dépit de la baisse des prix enregistrée dans la fonction « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants », explique le document de l’INSD.

Dans la première fonction « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », on note une hausse des prix de 3,4% entre avril et mai 2021 et une augmentation de 7,4% sur 3 mois. Les produits qui subissent cette hausse des prix sont, entre autres, les fruits comme la mangue, des tubercules et plantain tels que l’igname et la pomme de terre, les farines et les céréales, les graisses, en l’occurrence le beurre de karité, mais des légumes comme le persil, le chou vert et le sésame, mais aussi des boissons non alcoolisées artisanales.

Dans la fonction « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles », la hausse des prix provient du renchérissement du bois de chauffe, arbre de brousse et du charbon de bois, avec une variation mensuelle de 0,6% entre avril et mai. L’augmentation du prix du porc au four a pour conséquence la hausse des prix de la fonction « restaurants et hôtels ». Le recul des prix dans la fonction « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » est induit par la baisse du prix de la noix de cola, et ce, malgré une hausse des prix de la bière traditionnelle (dolo) et du tabac local à chiquer.  Les prix des autres fonctions de consommation sont restés quasi stables dans leur évolution. Le renchérissement simultané des produits frais, des produits énergie et des hors produits frais et hors énergie a influencé la montée du niveau général des prix.

Les produits locaux ont connu une hausse de leurs prix avec pour conséquence la hausse du niveau général des prix, malgré une baisse du prix des produits importés.

« Selon la durabilité, c’est la hausse des prix des produits non durables qui a influencé l’augmentation du niveau général des prix à la consommation. La hausse du niveau général des prix à la consommation est tributaire de la montée des prix des produits du secteur primaire et du secteur secondaire », expliquent les experts de l’INSD dans l’IPHC du mois d’avril 2021, publié le 9 juin 2021.

Notons que l’IHPC a pour couverture géographique 5 localités et pour population de référence l’ensemble des ménages de ces 5 localités. Le panier de la ménagère comprend 722 variétés suivies dans 2.137 points d’observation. Plus de 18.383 relevés de prix sont effectués chaque mois par les enquêteurs de l’INSD.o

NK

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Numéro d'édition: 396

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