Au milieu, la présidente de l’AC-BF, Zalissa Koumaré. (Ph. DR)

AC-BF: 48 heures des « Cefebistes » à Ouaga

• Autour de partage d’expériences pour le développement du pays

• Et de promotion du vivre ensemble entre les membres

Au milieu, la présidente de l’AC-BF, Zalissa Koumaré. (Ph. DR)

Le développement d’un pays repose sur la bonne gouvernance et l’adoption de bonnes politiques de développement. Dans sa stratégie de développement, le Burkina Faso a besoin de ces éléments pour son émergence. C’est pour cette raison que l’Association des cefebistes au Burkina Faso (AC-BF) a organisé les 48 heures du cefebiste. L’objectif est de créer un cadre de partage d’expériences entre les membres et contribuer au développement du Burkina. Cet évènement qui est à sa deuxième édition s’est tenu les 4 et 5 juin 2021 à Ouagadougou. Dans le cadre des activités de ces 48 heures, AC-BF a organisé une conférence publique le 5 juin 2021 au siège de la Direction générale des Douanes, à Ouagadougou. Cette conférence a abordé des sujets relatifs à la relance économique après la pandémie du Coronavirus.

L’AC-BF est une association qui regroupe les anciens étudiants du Centre d’études financières, économiques et bancaires (CEFEB) résidant au Burkina Faso. Ce centre est une vision de l’Agence française de développement (AFD) dédié à la formation de partenaires et au partage de savoirs et d’expériences. Selon la présidente de l’AC-BF, Zalissa Koumaré, plusieurs thématiques ont été développées durant ces 48 heures. « L’objectif est de créer un cadre de partage d’expériences entre nous et de donner nos opinions pour la bonne gouvernance de notre pays », déclare-t-elle.

Les participants ont bénéficié d’un cadre de partage d’expériences diverses. (Ph. DR)

La première communication a été animée par la responsable du traitement des données, Marie-Pierre Nicollet. Elle est intervenue par visioconférence depuis la France. Elle a abordé les réformes du CEFEB. En effet, après plusieurs années de formation, le CEFEB a adopté une série de réformes pour se mettre en phase avec les réalités d’aujourd’hui. Depuis 2019, le centre s’appelle désormais Campus AFD. Campus AFD est un laboratoire d’innovations pédagogiques au service des grandes transitions économiques, sociales et environnementales. Jadis, le centre offrait des formations en économie, en financement des collectivités territoriales et en banque. De nos jours, il a évolué vers la digitalisation en intégrant d’autres formations, notamment,  des formations sur l’énergie, sur la démographie et la société et sur la politique. Campus AFD a aussi adopté une approche pratique et participative en travaillant avec des universités de Cuba, du Cameroun et du Maroc.

La deuxième intervention a porté sur la relance économique au Burkina Faso, après la Covid-19. Ce qu’il faut retenir de cette communication du président du Club des hommes d’affaires franco-burkinabè, Arnaud Bouhier, est que la Covid-19 a sérieusement ébranlé l’économie burkinabè. La croissance du pays a connu une chute de 6% à 2%. Avec l’appui de l’AFD et de la Banque mondiale, l’Etat burkinabè a pris une panoplie de mesures pour faire face à la maladie. Selon Arnaud Bouhier, le secteur secondaire a été le secteur le plus touché par la maladie. Pour relancer l’économie, ce dernier doit bénéficier de beaucoup d’accompagnements. En plus, il faut spécialement apporter une aide aux TPE, PME/PMI à faire face aux inconvénients de la maladie.

La conférence a pris fin sur la troisième intervention. Elle a été consacrée au partage d’expériences des ministres cefebistes sur les questions de développement du Burkina. Les ministres cefebistes sont les cadres qui ont bénéficié de la formation du Campus AFD (ex-CEFEB) et ayant occupé des postes ministériels au Burkina Faso. Il s’agissait de Pierre Claver Damiba, Issa Martin Bikienga,  Alphonse Bonou et  Habi Djiga. Les échanges ont porté sur l’aide au développement, l’industrialisation et le développement de l’agriculture du Burkina. Pour eux, le Burkina doit travailler à se passer de cette aide.

En plus, pour un développement de l’agriculture qui est la principale activité des Burkinabè, les régions du pays devront se spécialiser en fonction de leurs potentialités. o

Issouf TAPSOBA (Stagiaire)

 

Encadré

Zoom sur AC-BF

L’Association des cefebistes au Burkina Faso regroupe les  cadres résidant au pays qui ont bénéficié de la formation du Campus AFD (ex-CEFEB). L’association vise à canaliser et à promouvoir une utilisation efficiente des compétences de ses membres en vue d’une meilleure contribution au développement, à travers la création et le maintien d’un réseau de qualité entre eux et avec la France et les autres pays. Elle compte une centaine de membres.o

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Numéro d'édition: 396

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