La photo de famille. (Yvan Sama).

Réforme budgétaire: un colloque sur l’intégration des directives de l’UEMOA

• Organisé par l’Institut de recherche sur les finances (IFRID)

• A l’intention des théoriciens et praticiens des finances publiques

• Pour faire le point sur l’exécution de la réforme au Burkina Faso

De g à d, le ministre de la Fonction publique, Séni Ouédraogo, le ministre de l’Economie, Lassané Kaboré, et le représentant de la Banque mondiale, Ousmane Kolié. (Ph. Yvan Sama).

Le budget de l’Etat est important dans la détermination de la politique économique et sociale du pays. Pour renforcer l’efficacité des politiques budgétaires nationales, les pays de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA) ont adopté des directives de gestion des finances publiques. Un bilan à mi-parcours de ce processus d’internalisation des directives de l’UEMOA a été fait à l’occasion d’un colloque international.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu le 3 juin 2021 à Ouagadougou. Ce colloque a pour thème : « L’internalisation des directives de l’UEMOA sur les finances publiques au Burkina Faso : état des lieux et perspectives ».  C’est une rencontre qui a été organisée par l’Institut de recherche sur les finances, les investissements au service du développement durable (IRFID) et la Direction générale du Budget, en collaboration avec la Banque mondiale.

Ce colloque qui était prévu pour se tenir du 3 au 4 juin 2021 a regroupé dans la capitale burkinabè, des enseignants-chercheurs et des cadres des administrations des finances. Il a également enregistré la présence d’experts venus de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Il était placé sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, et du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Séni Ouédraogo. Pour le président de l’IRFID, Djibrihima Ouédraogo, l’objectif de ce colloque est de faire le point sur les contraintes et les acquis de la réforme au Burkina Faso.

Pendant deux jours, les participants ont fait une analyse critique des impacts de la réforme budgétaire sur la gestion des finances publiques au pays des Hommes intègres. Cette analyse servira à tirer des leçons et à proposer des solutions nécessaires pour une meilleure application des textes communautaires.

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, depuis 2017, le Burkina Faso a adopté le budget-programmes. Pour lui, il est le seul pays qui a respecté l’échéance fixée par les directives de l’UEMOA.  Cette réforme visait deux objectifs fondamentaux. Il s’agit de l’amélioration de l’efficacité de l’action publique pour le bénéfice de tous (citoyens, usagers, contribuables et agents de l’Etat) et de l’instauration d’une véritable transparence dans la gestion publique.

Selon Ousmane Kolié, représentant Maïmouna Mbow Fam, représentante-résidente de la Banque mondiale, des avancées importantes peuvent être observées de l’application de la réforme. Ces avancées concernent le domaine de la préparation budgétaire à travers la production de nombreux documents, notamment, le document de programmation budgétaire économique pluriannuelle, les projets annuels de performance, et le budget citoyen plus accessible aux citoyens.

Pour M. Kolié, ce colloque permettra d’adapter les nouvelles règles de gestion imposées par l’UEMOA, au regard des enjeux sécuritaires et des enjeux humanitaires. Cependant, la phase d’exécution de la réforme budgétaire présente des défis auxquels le pays est confronté.

Les défis de la mise en œuvre de la réforme

La photo de famille. (Yvan Sama).

Il s’agit de la persistance des pratiques de gestion en mode « moyen » et des insuffisances des systèmes d’information budgétaire et comptable. Ces difficultés affectent la qualité et les délais de production de l’information financière. Par ailleurs, à côté de ces défis d’ordre technique, il existe également ceux liés à la gestion du changement des acteurs impliqués dans la réforme. A l’issue de ces échanges, des recommandations devront permettre au Burkina Faso de faire face aux défis qui entravent la bonne exécution des réformes. Ces recommandations seront également un plus dans l’élaboration du nouveau Référentiel national de développement.

Issouf TAPSOBA (Stagiaire)

 

Encadré

Les directives de l’UEMOA de 2009 sur les finances publiques  

Elles sont au nombre de six (06) et concernent :

La directive n°01/2009/CM/UEMOA portant code de transparence dans la gestion des finances publiques;

La directive n°06/2009/CM/UEMOA portant loi organique relative aux lois de finances ; 

La directive n°07/2009/CM/UEMOA portant règlement général sur la comptabilité publique ; 

La directive n°08/2009/CM/UEMOA portant nomenclature budgétaire de l’Etat;

 La directive n°09/2009/CM/UEMOA portant plan comptable de l’Etat;

 La directive n°10/2009/CM/UEMOA portant tableau des opérations financières de l’Etat.o

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Numéro d'édition: 395

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