Vaccins anti-Covid: la Banque mondiale active dans l’approvisionnement des Etats

Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, était face aux journalistes de la région Afrique de l’Ouest à l’occasion d’une table ronde organisée le 20 mai dernier par vidéo- conférence.Au menu des échanges, les suites du sommet de Paris sur le financement des économies africaines et notamment, la question de l’approvisionnement des pays pauvres en vaccin anti-Covid-19 et la gestion de leur dette qui devient préoccupante si rien n’est fait. Le président du Groupe de la Banque mondiale était en compagnie d’Ousmane Diagana, vice-président du Groupe pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, pour cet exercice face aux journalistes. Ce dernier est en visite de travail au Faso du 27 au 29 mai en compagnie du vice-président de la Société financière internationale  pour l’Afrique et le Moyen Orient

D’entrée, le président du Groupe de la Banque mondiale a situé les enjeux  du moment. La Covid-19 fait causer des pertes en vies humaines, ravage les moyens de subsistance et les économies dans le monde.  Combattre ce fléau,  a-t-il déclaré,  est une priorité pour le Groupe de la Banque mondiale qui renforce ses appuis aux pays africains : « L’un de nos domaines d’intervention concerne les vaccins eux-mêmes. Depuis le début de la crise, nous avons investi plus de 24 milliards de dollars en Afrique pour soutenir la santé et la reprise économique.  Notre Conseil a autorisé 12 milliards de dollars pour les efforts de vaccination. À ce jour, 38 pays africains ont demandé un soutien pour leurs efforts de vaccination, dont 18 en Afrique occidentale et centrale. Six projets ont déjà été approuvés par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, dont la Côte d’Ivoire, la Gambie et le Cabo Verde, et d’autres devraient être approuvés au cours des prochaines semaines.  Ainsi, cet effort progresse rapidement du point de vue de la Banque mondiale, en fournissant un financement aux pays pour qu’ils puissent acheter des vaccins ou recevoir des vaccins d’autres intermédiaires et, surtout, distribuer ces vaccins aux populations de leur pays ».    

La Banque mondiale était donc déjà dans une dynamique de soutenir les Etats dans le cadre de l’approvisionnement avant le sommet de Paris. Répondant à une question de savoir si  le sommet de Paris va changer dans la démarche du Groupe, David  Malpass a expliqué   que le défi restait la transparence dans la gestion des approvisionnements des pays : «   L’un des défis a été de parvenir à une plus grande transparence en termes de ce que les fabricants sont en mesure de produire, et quelles sont les contraintes auxquelles ils sont soumis pour acheminer leurs produits vers les pays en développement.  Dans de nombreux cas, cela signifie que les options dont disposent certains gouvernements, même s’ils ont un approvisionnement suffisant, cela va limiter la livraison de vaccins aux pays en développement ».     C’est ainsi qu’il recommande tous les acteurs de la chaîne, y compris les intermédiaires, les fabricants et les pays qui contrôlent la fabrication, à publier davantage d’informations sur les contraintes qui pèsent sur cet approvisionnement.    Le constat est établi que l’approvisionnement en vaccins est  limité et il y a des retards dans les livraisons. Et si rien n’est fait, une fracture s’installera entre les pays.   C’est pour cette raison que M. Malpass exhorte  les pays qui s’attendent à avoir des stocks excédentaires de vaccins à libérer leur excédent dès que possible au profit des  pays en développement qui ont des programmes de vaccination en place».o

FW

 

Encadré

  Quid du Burkina

« Pour le Burkina Faso, je pense que les questions sont les suivantes : quels contrats ont-ils pour obtenir des vaccins ; qui est de l’autre côté de ce contrat ; ces contrats ont-ils été signés ; et l’autre côté du contrat a-t-il réellement la perspective de livrer des vaccins au Burkina Faso ?  Ce sont là quelques-unes des questions qui restent sans réponse dans la sphère internationale.

Le Groupe de la Banque mondiale déploie des efforts considérables pour encourager les autres parties à l’effort de vaccination à faire preuve de plus de transparence dans leur offre disponible et dans leurs engagements.  Quel est le montant de leur engagement envers le Burkina Faso ?  Quels sont les calendriers de livraison qu’ils envisagent » ?    NDLR (traduction non certifiée).o

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Numéro d'édition: 394

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