Les différents Fonds nationaux ont mis à la disposition de 69.000 jeunes et femmes, des crédits pour financer leurs projets. 714.000 activités génératrices de revenus de femmes ont été soutenues, a informé le Premier ministre, Christophe Dabiré.

PNDES 2015-2020: le taux de mobilisation des ressources est de 82% en 2020

• Selon le discours sur la situation de la Nation 2020

• Energie : la puissance électrique passe de 325 MW en 2015 à 800 MW en 2020

• 1.028 km de routes en travaux de bitumage achevés et 1.192 kilomètres de bitumage engagés en 5 ans

Les différents Fonds nationaux ont mis à la disposition de 69.000 jeunes et femmes, des crédits pour financer leurs projets. 714.000 activités génératrices de revenus de femmes ont été soutenues, a informé le Premier ministre, Christophe Dabiré.

Le taux d’exécution physique du Plan national de développement économique et social 2015-2020 (PNDES) est ressorti à 73,7% en fin 2020. Sur le plan de son financement, sur un besoin de financement de 5.570 milliards FCFA, la somme de 5.035 milliards FCFA a été mobilisée, soit un taux de mobilisation du besoin de financement de 90%. Ce point de la mise en œuvre du PNDES a été fait par le Premier ministre, Christophe Dabiré, dans son discours sur la situation de la Nation 2020 prononcé le 20 mai 2021.

Le Premier ministre qualifie ces résultats d’acceptables, voire satisfaisants et estime que c’est grâce au dynamisme de notre diplomatie financière que ces montants ont été mobilisés. « En y intégrant nos ressources propres dont le taux de mobilisation s’élève à 77%, le taux global de mobilisation des ressources pour financer le PNDES est ressorti à 82% au 31 décembre 2020 », a annoncé Christophe Dabiré.

Le discours du Premier ministre a servi de prétexte de faire le bilan du PNDES secteur par secteur.

Sur le plan sécuritaire, à côté de l’action militaire de lutte contre le terrorisme, le gouvernement a investi plus de 63 milliards FCFA depuis 2017, dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel élargi et du Programme de développement des économies locales (PADEL). De même, de 2017 à 2020, il a été investi, à travers le Programme d’urgence pour le Sahel élargi, environ 242 milliards FCFA, notamment, dans la réalisation de forages, de formations sanitaires, d’écoles primaires, de pistes rurales ainsi que dans la construction de commissariats et dans les transferts monétaires aux ménages vulnérables.

Une douzaine de dossiers de crimes économiques jugés en 2020

En matière de justice, des actions ont été engagées pour conforter les capacités techniques et opérationnelles des pôles judiciaires en matière de lutte contre les crimes économiques et le terrorisme. Cela a permis aux pôles des tribunaux de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso de juger une douzaine de dossiers de crimes économiques et financiers au cours de l’année 2020. Quant au pôle de lutte contre le terrorisme, les premières audiences seront programmées avec l’opérationnalisation du TGI Ouaga II.

La digitalisation de l’administration fiscale a permis d’accroître les recettes fiscales de 8,6% en moyenne par an, entre 2016 et 2020. La diversification des instruments de financement de l’économie nationale a permis de créer et d’opérationnaliser la Banque agricole du Faso, la Caisse des dépôts et de consignations ainsi que les instruments de financement de l’entrepreneuriat tels que le Programme Burkina Start-Up, le Programme d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, le Fonds national de la finance inclusive (FONAFI).

Ainsi, dans le domaine de l’énergie, la puissance électrique disponible du pays de 325 Mégawatts en 2015 a été portée à 800 Mégawatts en 2020, faisant passer le nombre de localités électrifiées de 552 à 1.511 sur la même période.

1.028 km de routes bitumés

Au niveau du désenclavement intérieur et extérieur du pays, 1.028 km de routes en travaux de bitumage ont été achevés. Le gouvernement a également engagé le bitumage de 1.192 autres kilomètres. Pour les pistes rurales, les travaux d’aménagement concernent un linéaire total de 3.548 km dont 2.135 km sont achevés.

Le secteur privé a réalisé des investissements directs qui sont passés de 114 milliards en 2019 à 173 milliards FCFA en 2020, soit un accroissement de 52%.

Dans le domaine de l’industrie minière, le Burkina Faso bénéficie des retombées significatives des réformes, tant sur le plan de la production, notamment, de l’or, que sur celui de la contribution aux finances publiques. Ainsi, la production d’or est passée de 36,5 tonnes en 2015 à plus de 60 tonnes en 2020. Cela a permis de faire passer la contribution aux recettes du budget de l’Etat de 168,5 milliards FCFA en 2015 à 322,3 milliards FCFA en 2020.

Dans le cadre de l’opérationnalisation du Fonds minier de développement local, 77,7 milliards FCFA ont été mobilisés entre 2019 et 2020 pour le financement des plans communaux de développement.

Dans le cadre de l’accès des jeunes et des femmes à l’emploi et à la protection sociale, de nouveaux agents ont été recrutés au profit de l’administration publique et de jeunes diplômés ou qualifiés, engagés sur les chantiers de développement.

Le gouvernement a agi sur la formation professionnelle et l’apprentissage ainsi que le financement des microprojets. Plus de 109.000 jeunes ont été formés à l’entrepreneuriat. Les différents Fonds nationaux ont mis à la disposition de 69.000 jeunes et femmes, des crédits pour financer leurs projets. En outre, 714.000 activités génératrices de revenus ont été soutenues par le Fonds d’appui aux activités génératrices de revenus des femmes (FAARF).

Elie KABORE

 

Encadré

Nouveau référentiel de développement 2021-2025  les  orientations de la phase 2 du PNDES

Les perspectives d’actions du gouvernement s’inscrivent dans le cadre du référentiel 2021-2025 qui vient en remplacement du PNDES. Ce PNDES phase 2, en cours de finalisation, est bâti autour de 4 axes majeurs, à savoir la consolidation de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale et la promotion de la réconciliation nationale, l’approfondissement de la réforme des institutions et la modernisation de l’administration publique, la consolidation de la dynamique amorcée de transformation des bases productives de l’économie nationale et la consolidation du développement humain et de la solidarité. o

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Numéro d'édition: 393

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