Editorial

Pardon

Le 30 mars 2001, Blaise Compaoré, en compagnie de trois anciens chefs d’Etat et des principaux dignitaires, demandait pardon à toute la Nation pour les nombreux crimes politiques commis dans le pays depuis l’indépendance. On a cru pouvoir tourner ainsi la page noire de notre vivre en commun, de notre histoire immaculée du sang des victimes de violences.

L’insurrection populaire nous a appris que rien n’avait été vraiment réglé. La leçon, c’est que les réponses à notre mal vivre ensemble actuel tirent leurs origines de ce passé dont nous n’avons pas encore soldé les principaux comptes. On a maquillé la justice, verrouillé la vérité et forcé le pays à un pardon de façade pour les besoins de la cause.

L’histoire nous rattrape toujours. C’est l’éternelle question de la gouvernance qui se pose à nous. Roch fera-t-il mieux que Blaise ? Zéphirin fera-t-il mieux que Ram ? Le mal qu’on peut souhaiter à ce pays, est que ses fils actuels trouvent la bonne formule pour refermer définitivement ces plaies qui divisent le peuple et passer à autre chose.

C’est-à-dire aux vraies questions de développement dans la paix, la sécurité et la justice. Sinon chaque génération passera son temps à réclamer la réconciliation et le pardon. o

Par Abdoulaye TAO

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