Unité industrielle: Du coton hydrophile et compresse fabriqué localement

• Par une entreprise burkinabè (SOFACO-B)

• A partir du coton local

• Un chiffre d’affaires de 180 millions FCFA  en 2020

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a félicité et encouragé la promotrice, Dr Céline Kobeane/ Kontyare, pour l’excellent travail abattu. (Ph. DR)

Ici, le coton médical produit par SOFACO-B est en unités de 50 et 100g. (Ph. DR)

Dans quelques années, le Burkina Faso va importer moins du coton hydrophile et compresse au profit des différentes formations sanitaires. Cela va se « ressentir » sur les finances publiques, car il y aura moins de sorties de devises. Conséquence immédiate, le pays assistera à la création d’unités industrielles, à la création d’emplois et de richesse nationale. En effet, depuis 2016,  le pays des Hommes intègres fabrique du coton hydrophile et compresse. Le  « Made In Burkina » est bien en marche au Faso. Et pour cause, il est désormais possible de se procurer du coton hydrophile et compresse transformé par une entreprise burkinabè à partir du coton burkinabè. Cette prouesse est du Docteur Céline Kobeane/ Kontyare, promotrice de la  Société de fabrication de coton burkinabè (SOFACO-B) sise à Pabré. Cette unité industrielle, qui a été créée en 2016, a bénéficié de  l’accompagnement de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME), à travers le  renforcement de sa capacité de production par le financement d’équipements à hauteur de 45 millions FCFA.  Comme équipements (Autoclave, Four (séchoir), Machine à souffler, Machine à déchiqueter, Machine à rouler). Et un investissement direct de 25 millions FCFA.

Des travailleurs qui s’activent à la fabrication du coton hydrophile médical et compresse. (Ph. DR)

SOFACO-B,  la fierté du Burkina Faso

L’industrialisation requiert des investissements lourds ; conscient de cela, le gouvernement actuel incite les potentiels à travers un Code des investissements attractif. Au nom de ces appuis multiformes et de la volonté de l’Exécutif à soutenir le secteur privé, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré,  y a effectué,  le 9 mars 2021, une visite d’encouragement à la promotrice. Le ministre a rassuré la promotrice que le gouvernement était  déjà dans la dynamique de la valorisation et la transformation des matières premières locales. Il a salué la qualité des produits offerts et a laissé entendre que SOFACO- B fait la fierté du Burkina Faso. Dans le souci d’encourager de telles initiatives, Harouna Kaboré a porté une bonne nouvelle à la promotrice. Celle de lui faciliter l’obtention de la matière première à un coût beaucoup plus abordable afin, dit-il, de permettre l’extension de la société avec la fabrication d’autres produits comme les papiers mouchoirs.  La promotrice, Dr Céline Kobeane/Kontyare, tout en se réjouissant de la visite du ministre, a sollicité plus d’accompagnement de l’État afin de développer son entreprise et satisfaire le marché national et sous-régional. Comme principale requête émise, le coût élevé de l’énergie.

Une cinquantaine d’emplois créés

SOFACO-B, qui s’illustre comme la seule unité qui fabrique du coton hydrophile et compresse dans la sous-région, distribue déjà ses produits auprès de la CAMEG (Burkina et Mali), LABOREX (Burkina et Mali), CMA PAUL VI, Hôpital Saint Camille, Clinique NINA, Distribution Pharmaceutique Burkina Faso (DP-BF) et MAYA Médical (Côte d’Ivoire). A ce jour, l’unité industrielle a permis la création de 26 emplois directs, dont 12 emplois permanents et 14 emplois temporaires. Il faut noter que l’entreprise a réalisé pour l’année 2020, un chiffre d’affaires de 180 millions FCFA.o

RD

Encadré

Les origines de SOFACO-B 

En tant que pharmacienne ayant travaillé avec les firmes pharmaceutiques, il lui a été permis de constater que la quasi-totalité du coton hydrophile médical et compresse était importée.

La nature du produit (bien d’usage courant dans les structures sanitaires) et l’importance de la demande.

Le contraste entre le fait que le Burkina soit le premier producteur de coton et l’exportation de la quasi-totalité du coton sans valeur ajoutée.o

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Numéro d'édition: 383

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