Mettre en œuvre le régime disciplinaire Pour les auditeurs, cette situation constitue une violation de l’article 40 de la loi 081-2015/CNT du 24 novembre 2015, portant statut général de la Fonction publique qui dispose que le fonctionnaire est tenu de consacrer l’intégralité de son activité professionnelle à l’exercice de son emploi, d’être présent à son service pendant les heures légales de travail et d’accomplir par lui-même les tâches qui lui sont confiées. « L’ASCE-LC interpelle les supérieurs hiérarchiques à mettre en œuvre le régime disciplinaire à cet effet », lit-on dans le rapport. o

MINEFID: La qualité des contributions et des productions en régression

• Un relâchement dans le management

• Des retards, les délais de traitement et de suivi des dossiers

• DGI : 61% des agents de 32 services ne sont pas ponctuels au service

Mettre en œuvre le régime disciplinaire
Pour les auditeurs, cette situation constitue une violation de l’article 40 de la loi 081-2015/CNT du 24 novembre 2015, portant statut général de la Fonction publique qui dispose que le fonctionnaire est tenu de consacrer l’intégralité de son activité professionnelle à l’exercice de son emploi, d’être présent à son service pendant les heures légales de travail et d’accomplir par lui-même les tâches qui lui sont confiées. « L’ASCE-LC interpelle les supérieurs hiérarchiques à mettre en œuvre le régime disciplinaire à cet effet », lit-on dans le rapport. o

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Lassané Kaboré, veut donner un coup d’accélérateur aux activités du ministère. Il a mandaté le Secrétaire général dudit ministère, Seglaro Abel Somé, de diffuser les nouvelles orientations auprès de l’ensemble des structures du ministère. Le 8 février 2021, Seglaro Abel Somé s’est rendu à la Direction générale des Impôts (DGI). Le 9 février, il s’est entretenu avec les agents de la Direction des Ressources humaines (DRH) du ministère. Partout où il est passé, le message a été le même.

Il est porteur des orientations formulées par le ministre en ce début d’année pour indiquer aux responsables des différentes structures d’attirer l’attention des agents sur le respect de l’éthique professionnelle et de la discipline dans la conduite de leurs activités. Il va s’en suivre la célérité dans le traitement des dossiers, la production de dossiers de qualité aux normes requises et une amélioration de l’image du ministère qui contribue à la politique du gouvernement en matière de développement économique et social. C’est simplement de rappeler aux différentes structures leurs missions et le respect des textes en vigueur, a-t-il indiqué. Les échanges peuvent être résumés en quatre points principaux, dont le premier sur « la revitalisation du management dans le ministère où un relâchement a été relevé ».

Le deuxième point porte sur « la qualité des contributions et des productions des agents du ministère qui connait une régression ». Si le troisième point a trait à « la qualité de la représentation du ministère aux cadres de travail avec d’autres institutions », le quatrième point porte sur « les délais de traitement et de suivi des dossiers où l’on accuse très souvent des retards ».

Les agents sont donc invités à redoubler d’ardeur dans l’accomplissement des tâches. En rappel, ces orientations ont été données par le ministre Lassané Kaboré lui-même, lors de la rencontre extraordinaire de la Commission permanente de concertation (CPC) tenue le 21 janvier 2021. Mais de la DGI à la DRH, des préoccupations ont été portées au Secrétaire général du ministère. Des préoccupations qui plombent la réalisation efficace des activités, causant souvent des retards dans le traitement de certains dossiers.

L’accompagnement du MINEFID pour l’amélioration du cadre et des conditions de travail au sein du ministère a été posé.

Ces concertations du Secrétaire général du ministère interviennent à un moment où l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) a rendu son rapport d’activités 2019. Ce rapport publie les résultats des audits de l’Inspection technique des Impôts dont un volet concerne la ponctualité des agents au service. Ce sont au total 32 services de la DGI au niveau central et décentralisé qui ont été concernés. Il ressort de l’audit que sur 1.296 agents concernés, seulement 39,32% sont arrivés au bureau à 7h30 et 26,58% sont arrivés entre 7h30 et 8h00. Si 15,82% des absences étaient justifiées, l’audit n’a pas pu voir 34,10% des agents. En résumé, 61% de l’effectif contrôlé n’est pas ponctuel. o

Elie KABORE

 

Encadré

Mettre en œuvre le régime disciplinaire

Pour les auditeurs, cette situation constitue une violation de l’article 40 de la loi 081-2015/CNT du 24 novembre 2015, portant statut général de la Fonction publique qui dispose que le fonctionnaire est tenu de consacrer l’intégralité de son activité professionnelle à l’exercice de son emploi, d’être présent à son service pendant les heures légales de travail et d’accomplir par lui-même les tâches qui lui sont confiées. « L’ASCE-LC interpelle les supérieurs hiérarchiques à mettre en œuvre le régime disciplinaire à cet effet », lit-on dans le rapport. o

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Numéro d'édition: 379

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