Sahara: Onction à l’Initiative d’autonomie sous la souveraineté du Maroc  

*Un appui fort de 40 pays
*Pour les Etats-Unis, le  Maroc  est le seul maître du Sahara

 

 

 A l’initiative du Royaume du Maroc et des États-Unis d’Amérique, 40 pays ont pris part à la Conférence ministérielle de soutien à l’Initiative d’autonomie sous la souveraineté du Maroc le vendredi 15 janvier 2012. La majorité des participants à cette Conférence virtuelle ont exprimé leur appui fort à l’Initiative marocaine d’autonomie comme seule base pour une solution juste et durable au conflit régional du Sahara. Outre le Maroc, il s’agit de la Zambie, du Gabon, de la Guinée, des Comores, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée Équatoriale, du Malawi, du Togo, du Liberia, de Sao Tomé-et-Principe, du Bénin, du Bahreïn, des Émirats arabes unis, de Sainte-Lucie, d’Antigua-et-Barbuda, Haïti, du Guatemala et de la République dominicaine. La Barbade, la Jamaïque, les Maldives, le Salvador, le Sénégal, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, l’Eswatini, la République démocratique du Congo, la Jordanie, Oman, la France, l’Égypte, La Papouasie-Nouvelle-Guinée, Les Tonga, le Koweït, le Yémen et le Burkina Faso ont également pris part à cette rencontre.  Les participants se sont engagés à continuer à plaider en faveur d’une solution se basant uniquement sur l’Initiative marocaine d’autonomie pour la résolution du conflit du Sahara.  Pour le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, la question du Sahara marocain connaît un nouveau tournant avec des objectifs et des paramètres clairs. « Il n’y a pas de solution en dehors de l’initiative d’autonomie, ni un autre leadership que celui des Nations unies, ni d’autres moyens que la négociation, en présence de l’ensemble des acteurs concernés, y compris l’Algérie », a-t-il affirmé pendant la rencontre. M. Bourita a également souligné que le Maroc, grâce aux actions directes entreprises par Sa Majesté  le Roi Mohamed VI, était passé de l’étape de gestion à celle du changement des paramètres de ce dossier, relevant que la communauté internationale a été unanime à souligner qu’il n’y a pas de solution à ce dossier que dans le cadre de l’autonomie sous souveraineté marocaine.

Représentant 40 pays, dont 27 étaient représentés à un niveau ministériel, les participants ont également salué les projets de développement lancés dans la région, notamment, dans le cadre du « Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud ».

Une position forte des Etats-Unis

Intervenant lors de cette Conférence ministérielle de soutien à l’Initiative d’autonomie sous la souveraineté du Maroc, qu’il a co-présidée en visioconférence avec le ministre Nasser Bourita, le Secrétaire d’Etat américain adjoint en charge des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, a rappelé que toutes les administrations américaines, depuis celle du Président Bill Clinton, avaient exprimé leur soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine, « qui constitue l’option la plus réaliste pour le règlement du conflit du Sahara ».  Les Etats-Unis appellent les parties concernées, les Nations unies et la communauté internationale, à étudier plus sérieusement le plan d’autonomie qui constitue l’unique base crédible et réaliste de négociations, car seuls les pourparlers politiques sont à même de mener vers un règlement de cette question.  A cet égard, le haut responsable américain a appelé à relancer les négociations dans le cadre du plan d’autonomie, et sous l’égide des Nations unies.

Le ministre Bourita a souligné que la question nationale avait connu des développements importants ces derniers mois, à travers l’inauguration d’un ensemble de Consulats dans les villes de Dakhla et Laâyoune ou encore à travers l’entretien téléphonique entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président américain Donald Trump, qui comprenait un ensemble d’annonces, dont la plus importante était la reconnaissance américaine de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur les provinces du Sud et l’ouverture d’un Consulat américain dans la ville de Dakhla, ainsi que le soutien de l’administration US à la proposition d’autonomie comme l’unique base pour un règlement définitif du différend régional autour du Sahara.

La décision des États-Unis de reconnaître la souveraineté pleine et entière du Maroc sur l’ensemble de ses provinces du Sud intervient donc dans un contexte international marqué par l’ouverture de Consulats ; l’importance de la décision américaine réside dans le fait qu’elle émane d’un pays membre du Conseil de sécurité et vient donner une forte impulsion au processus onusien.

Sérieuse, réalisable, crédible et basée sur le compromis, l’initiative du plan d’autonomie constitue une voie politique pragmatique, un projet de société et une solution constructive qui est déjà en marche. Sur le plan géopolitique, l’Initiative d’autonomie balise le terrain pour une plus grande intégration économique et sécuritaire dans la région du Maghreb, et une plus grande stabilité et prospérité sur l’ensemble du continent africain.

En attendant l’Union européenne

 Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a appelé, par ailleurs, l’Europe à s’inscrire dans la dynamique internationale enclenchée par le large soutien à l’Initiative d’autonomie. « La position américaine doit interpeller l’Europe sur son degré d’engagement, pour que cette direction prise par la communauté internationale, qui est celle d’une solution dans le cadre de l’autonomie sous souveraineté marocaine, soit également celle de l’Europe dans son unanimité », a-t-il dit. Pour lui, il  y a eu des signaux, y compris les accords signés avec l’Union européenne, mais également les positions nationales de plusieurs pays qui voient dans l’Initiative d’autonomie une perspective fondamentale pour la résolution de cette question. Le Maroc attend aujourd’hui un « mouvement au sein de l’Europe pour soutenir la seule perspective possible pour le règlement de la question du Sahara, qui est celle de l’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume ».

MS

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Numéro d'édition: 376

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