Elections 2020 : La conseillère marocaine du  NTD parle


Naoual Atlas se présente comme conseillère diplomatique du Président du Parti Nouveau Temps pour la Démocratie (NTD) au Burkina Faso. Elle est également vice-présidente de la commune de Berrechid à Casablanca et conseillère au Conseil provincial de Berrechid et  membre de Cités et Gouvernements locaux unis (CGLU). Très impliquée dans les questions de développement et coopération,  elle a contribué à l’aboutissement de plusieurs projets développement au pays des Hommes intègre. Naoual Atlas a été l’une des rares marocaines à participer au congrès extraordinaire du parti qui a créé la surprise aux élections législatives 2020 en raflant 13 sièges. Le NTD devance ainsi le Chef de File de l’Opposition (CFOP), l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) qui a 12 sièges. L’Economiste du Faso s’est intéressé à son ’implication  dans la campagne électorale.  Pour elle, c’est le signe de son attachement au Burkina

 

 

 Pourquoi le choix du Burkina pour assister à la campagne et même au scrutin?

Au vu de l’affection que j’éprouve pour le Burkina, pays des « Hommes intègres », et eu égard aux excellentes relations que j’entretiens depuis bien longtemps avec beaucoup de politiciens, d’acteurs économiques et d’amis Burkinabé, j’ai décidé d’assister in situ à la campagne et même à ce scrutin, combien important pour l’avenir du pays au regard de plusieurs facteurs, particulièrement le contexte sécuritaire qui y prévaut ces derniers mois. En outre, comme cité plus haut, je suis conseillère diplomatique du président du parti politique le « Nouveau temps pour la démocratie » (NTD), parti du ministre des Transports Vincent Dabilgou. Ceci étant, je connais très bien le territoire burkinabé dont j’ai visité les différents coins et recoins.

Qu’est ce qui a motivé ce choix?

Dans la vie, il faut être témoin des événements phares et des dates-clés des pays qui nous tiennent à cœur. Pour le Burkina, qui s’évertue à asseoir la stabilité et le développement dans plusieurs contrées de son territoire face à la menace terroriste, le scrutin présidentiel de dimanche dernier vaut beaucoup plus qu’une échéance électorale, mais une étape essentielle pour poursuivre la lutte contre les chantres du fondamentalisme obscur, qui ont d’ailleurs empêché la tenue de l’élection sur 17 % de son territoire.

Du Maroc au Burkina, avec la pandémie (coronavirus) vous n’avez pas eu peur ?

Absolument pas car je tiens, autant que faire se peut, à respecter scrupuleusement les gestes barrières décrétés pour lutter contre la propagation du virus et donc éviter d’être contaminée à mon tour. D’autant plus que quand il s’agit d’une pandémie, donc d’une maladie qui se propage à l’échelle mondiale, on est jamais sûr d’être à l’abri peu importe où l’on se trouve.

 Comment vous avez trouvé la campagne en général?

Globalement, la campagne s’est déroulée dans des conditions normales. La normalité et la sérénité en ont été les maîtres-mots. Pendant cette période, j’ai parcouru le pays en long et en large sans constater le moindre incident ou la moindre perturbation du processus électoral. Et ce qui m’a agréablement surpris, c’est surtout la conduite du citoyen burkinabé qui a fait montre d’un sens élevé de civisme et de discipline. Le Burkinabé mérite tout le bien du monde.

Un candidat vous a t’il marqué en particulier?

A vrai dire, j’ai plutôt apprécié les propos tenus par le président réélu Roch Kaboré quand il n’a pas exclu le retour dans le pays de l’ex-chef de l’Etat Blaise Compaoré. Il s’est même dit favorable au retour « dans la dignité » de ce dernier. Je salue cette déclaration et ce geste bienveillant à même, à mon avis, d’asseoir et de consolider la réconciliation et le vivre-ensemble dans le pays. Cette déclaration est d’autant plus louable qu’elle a été tenue en campagne électorale à Ziniaré, dans le fief de l’ex-président Blaise Compaoré. Tout un symbole.

Un message pour le candidat réélu?

D’abord, je souhaite que sa deuxième mandature soit entourée de plein succès et auréolée de hauts faits économiques, sociaux et sécuritaires. Ensuite, je lui adresse mes vifs et sincères remerciements pour le soutien du Burkina à l’intégrité territoriale du Maroc, sa décision d’ouvrir un consulat général à Dakhla dans la Sahara marocain et, enfin, pour son récent appui aux mesures prises par le Royaume pour mettre fin au blocage de la circulation civile et commerciale dans le poste-frontière d’El Guergarate.

JB

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Numéro d'édition: 369

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