Industrie et commerce: Les acteurs en conclave pour doper l’économie

• La consommation intérieure comme levier

• Pour faire face à l’ouverture  des marchés

Le Premier ministre,  Christophe Marie-Joseph Dabiré, a présidé  le conclave national sur l’industrie et le commerce le 3 septembre dernier à Ouagadougou. A l’initiative du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat,  les acteurs de ces deux secteurs d’activité, réunis  autour des structures d’appui public et prive, ainsi que les représentants d’associations  de consommateurs, ont porté leurs échanges sur «  quelle synergie pour l’émergence de l’économie du Burkina Faso ».

Cette journée d’échanges avait pour objectif d’améliorer l’écoulement des produits de l’industrie locale en tenant compte des accords sur le commerce régional et international qui prônent une ouverture tous azimuts des  marchés aux échanges. Deux panels composés chacun de trois communications ont permis de faire le tour des grands défis auxquels les acteurs devront faire face, notamment, la promotion de la transformation des produits nationaux et la compétitivité de l’industrie burkinabè dans un contexte d’ouverture des marchés. Sur ce second défi, les enjeux et les défis liés à la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le dispositif de surveillance aux importations et exportations aux frontières ainsi que les normes et la  promotion des produits nationaux ont été examinés

Il s’agissait donc pour les acteurs de se mettre en ordre de bataille pour faire face à ces échéances. Pour le Premier ministre, qui a assisté à l’ouverture du conclave, c’est  un cadre de dialogue important   pour comprendre les exigences et les contraintes des acteurs. Le gouvernement, pour sa part, a rappelé les actions conjoncturelles mises en place pour soutenir l’activité industrielle. Il s’agit, entre autres , de la lutte contre la fraude, à travers la mise en place d’une brigade y dédiée, la régulation des importations et des exportations via les autorisations spéciales d’importer ou d’exporter afin de  permettre aux unités industrielles qui faisaient face à des soucis de mévente d’écouler plus rapidement leurs productions et de préserver des emplois. Le gouvernement voudrait justement que les acteurs s’entendent sur des actions structurelles pour assurer un développement pérenne du binôme industrie/commerce.

L’une des principales conclusions du conclave, selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, reste sans doute le moratoire souhaité par les participants sur un certain nombre de produits d’importation. Toute chose qui devrait permettre aux acteurs locaux de mieux se préparer à l’ouverture des marchés en termes de compétitivité.  Et de pouvoir  contribuer ainsi à l’efficacité de la mise en œuvre de la stratégie nationale d’industrialisation à l’horizon  2023. 

Le renforcement de la régulation des importations et de la lutte contre la fraude a été également recommandé par le conclave. Les participants ont aussi proposé la mise en place de cadres de concertation sectorielle pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations et souhaité une organisation régulière du conclave. o

JB

 

Encadré

 

IRCP/PHARMA : 3 signatures de conventions

L’ouverture du conclave a été suivie d’une signature de 3 conventions dans le cadre de l’initiative pour le renforcement des capacités productives des PME/PMI  burkinabè intervenant dans le domaine pharmaceutique et biomédical. Ainsi, le laboratoire Phytofla du Dr Dakuyo a reçu une subvention de 23  millions pour le renforcement de son système de contrôle qualité  de son laboratoire. C’est le cas également de la pharmacie St François D’Assises et de l’Unité Kambou Cosmetics pour la production de gel hydro-alcoolique.o

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Numéro d'édition: 357

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