Relance

Après quelques réglages, le plan de relance de l’économie du gouvernement se met en place. Le 16 juillet dernier, a signé une convention avec l’association professionnelle des banques. Cette dernière a la lourde mission de gérer de façon professionnelle et transparente ce fonds de financement des entreprises impactées par la Covid-19.

En réalité, l’idée de faire gérer ce fonds par les banques est une astucieuse idée du ministère de l’Economie. Il dédouane ainsi le gouvernement des risques de dérapages tels que le clientélisme, le népotisme, voire la corruption. En plus, ce gouvernement est pratiquement en fin de mission, alors que le fonds, lui, survit jusqu’en 2021. En matière d’anticipation, il n’y avait pas meilleure façon.

Si le gouvernement s’est mis à l’abri des critiques en matière de gestion, il reste l’autre paire de manche, la communication sur l’accès au fonds. Ce volet pose deux difficultés. La première est relative à l’information des entreprises. Qui s’en occupe ? La faîtière des banques, la Maison de l’entreprise, la Chambre du commerce ? La seconde difficulté a trait aux conditions ou critères d’accès au fonds.  A priori, le gouvernement ne veut pas jeter son argent par la fenêtre. Ce n’est pas de l’aumône à tout venant, mais un appui à des entreprises structurées, capables de fournir des bilans financiers, en règle vis-à-vis du fisc et qui par-delà tout, présenteront un projet non seulement bancable, mais « innovant » à des conditions souples.  La question est de savoir, à ce petit jeu du filtre des critères, combien seront-elles, à l’arrivée, à bénéficier de cet appui ?o

Par Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 355

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