PNDES: La bonne gouvernance, un défi majeur

Le 3 juillet 2020, le Comité national de pilotage du Plan national de développement économique et social (PNDES), présidé par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Lassané Kaboré, s’est réuni dans la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères. Il est question, au cours de ses travaux, de faire le bilan de la mise en œuvre du PNDES en 2019 et les perspectives pour l’année 2020-2021.

Pour le ministre Lassané Kaboré, il faut consolider les acquis et se projeter dans l’avenir

Depuis son adaptation en juillet 2016, la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) s’est faite dans un contexte difficile. Du défi sécuritaire qui s’est accentué en passant par la fronde sociale, sans oublier le contexte sanitaire avec la Covid-19, le PNDES continue son petit bonhomme de chemin en vue de remplir les trois axes principaux que sont la réforme des institutions et la modernisation de l’administration publique, le développement du capital humain, la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

De 2016 à 2019, dans le domaine de la santé, par exemple, 59 millions 345 mille 471 actes médicaux ont été délivrés. Pour la même période, 8.289 forages neufs ont été implantés, plus de 3.077 ont été réhabilités, avec 109.925 nouveaux branchements au réseau d’adduction d’eau de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

Faisant passer donc le taux national d’accès à l’eau potable de 74% en 2018 à 75,4% en 2019. Dans le secteur de l’éducation, de nouvelles infrastructures ont été construites, dont 399 Collèges d’enseignement général (CEG), 55 lycées, 144 établissements préscolaires, 4 lycées professionnels sur 5 prévus, 3 collèges d’enseignement technique et de formation professionnelle sur 5 prévus, 6 lycées scientifiques. Aussi, 18.939 élèves ont bénéficié des bourses, dont 12.656 du post-primaire et 6.283 du secondaire.

Une vue des participants à la session du CNP/PNDES

Dans le cadre de la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois, à l’actif du PNDES, l’on peut comptabiliser 842 km de routes bitumées, 1.928,33 km de pistes rurales aménagées, plus de 1.079 km en cours d’exécution, plus de 412 km de routes en instance de bitumage et un entretien courant sur 19.350 km de routes du réseau classé et des pistes rurales.

Des progrès sont aussi constatés dans le secteur agro-sylvo-pastoral. En 2019, par exemple, la quantité de poissons était de 28.365 tonnes, contre 27.700 tonnes en 2018. 86.398 équipements ont été remis aux acteurs du monde agricole, dont 1.051 tracteurs et 1.000 motopompes, avec 72.913 tonnes d’engrais et 24.187 tonnes de semences. Ces efforts ont permis, en 2019, la création de 120.294 emplois agricoles pour une cible de 80.000.

Pour ce qui est de la dynamisation du secteur de l’industrie et de l’artisanat, la part du secteur secondaire dans le PIB s’est située à 20,53% en 2019 pour une cible de 21,5% attendue en 2020. Cela, grâce au dynamisme du secteur minier.

Selon le ministre Lassané Kaboré, les différents acquis engrangés en 2019 et qui se consolident au regard des nombreux travaux en cours permettront, à moyen terme, d’amoindrir le sous-équipement du pays. Sur le plan macroéconomique, par exemple, le déficit budgétaire en 2019 était de 3%, ce qui respecte la norme communautaire. Alors que ce n’était pas le cas en 2018. Le taux de croissance a été acceptable en 2019 avec 5,7%, classant le Burkina à la 3e place des plus fortes croissances dans l’espace UEMOA, après le Bénin et la Côte d’Ivoire.

Néanmoins, il reconnait que malgré ces acquis, de nombreux défis sectoriels et transversaux restent à relever. Des défis qui ont d’ailleurs fait l’objet d’examen par le Comité technique national du PNDES en sa session du 13 mai 2020.

« Le premier défi est de faire en sorte de consolider certaines infrastructures, renforcer le capital humain, sans oublier la sécurité qui a handicapé un certain nombre de travaux dans la mise en œuvre du PNDES. Nous devons travailler dans l’axe lié à la consolidation et à la cohésion sociale et faire en sorte que ce volet soit une réalité pour les années à venir », a-t-il laissé entendre.

Pour le ministre Kaboré, le rapport d’évaluation mis en examen montre clairement certaines insuffisances quant à la bonne marche de la mise en œuvre du référentiel économique et social. Il s’agit, principalement, de la bonne gouvernance, de la liberté de presse et la consolidation de la démocratie. « Nous allons prendre acte de ces évaluations et travailler naturellement à les améliorer », a-t-il indiqué.o

M.K

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Numéro d'édition: 353

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