Suivi de la Covid-19 10: décès en un mois

• Baisse du nombre de cas positifs

• 5.600 tests effectués par les laboratoires

• Le plan de gestion étendu à 6 mois

Elle est tombée. L’une des premières mesures, si ce n’est la première que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avait prise dès la déclaration des cas positifs à la Covid-19 dans le pays. Que d’émotions, et plaintes et de complaintes sont entrées en vigueur. Depuis le 21 mars, soit un peu plus de 70 jours, le couvre-feu, dès sa mise en place, a suscité beaucoup de polémiques.

La première concernait les heures de couvre-feu. L’on se souvient que dès le 21 mars, il était en vigueur de 19h à 5h du matin sur l’ensemble du territoire national. Délai jugé relativement long et qui a poussé certaines personnes dans les grandes villes à brader le couvre-feu en vigueur. Malheur leur en a pris, les FDS, chargées du respect de ce décret, n’ont pas manqué de représailles.

S’ensuit alors le communiqué du Procureur du Faso, Harouna Yoda, parlant « d’allégations d’actes de torture et de pratiques assimilées diffusées à travers les réseaux sociaux ».

Dans son adresse publiée sur les réseaux sociaux, le 23 mars 2020, le Procureur du Faso « invite à son tour les populations à suivre scrupuleusement les mesures d’hygiène et de sécurité décidées par les autorités compétentes pour une riposte efficace contre la maladie ».

Une interpellation qui ne va pas calmer tous ceux qui exigent la levée du couvre-feu. C’est ainsi que les horaires ont été modifiés. À compter du 20 avril, les horaires du couvre- feu étaient fixés de 21h à 4h, selon le réaménagement du Président Kaboré.

Côté sanitaire, l’action du Comité de gestion de la maladie a permis de voir le nombre de cas en baisse. Selon le président par intérim du CORUS, Dr Brice Bicaba, le pays a atteint le pic dans la semaine du 6 au 12 avril 2020. Ainsi, à la date du 30 avril, le Burkina Faso cumule un total de 649 cas confirmés et 43 décès. Ces informations ont été données par le Coordonnateur national par intérim de la réponse à l’épidémie du Coronavirus, Dr Brice Bicaba, le 1er mai 2020.

Depuis cette annonce, on attendait la levée du couvre-feu. C’est désormais chose faite depuis le 3 juin 2020. Une des conditions de sa levée, selon les explications de la ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué, était la maîtrise de la transmission communautaire du virus. Une transmission qui pouvait être difficilement maîtrisée avec la levée de la quarantaine pour les villes ayant enregistré au moins un cas positif de la Covid-19.

A ce niveau, les chiffres montrent une tendance à la baisse de ces transmissions communautaires depuis fin mars. Il y a plus de cas importés que de transmissions communautaires. Autre point à relever, les cas de transmissions communautaires recensés viennent des deux capitales du pays. Les autres foyers ont été maîtrisés. Le pays a enregistré 9 décès entre le 30 mars et le 30 mai 2020 pour 883 cas au total (confère tableau de suivi de la Covid-19).

Et même si la tendance est à la baisse et que les mesures prises pour briser la chaîne de transmission sont en train d’être levées, les autorités sanitaires restent prudentes. A chacune de leurs sorties médiatiques, elles prônent le respect des mesures barrières.

Même précaution au niveau du Comité national de gestion de la Covid-19. Lors de sa 3e rencontre statutaire présidée par le Premier ministre, Christophe Dabiré, le plan de riposte de la maladie a été prolongé. Il sera mis en œuvre sur six mois au lieu de trois mois comme prévu initialement.

Un délai supplémentaire qui permettra la mise en œuvre des plans régionaux de riposte à la Covid-19 et pour la mise à niveau des infrastructures sanitaires. L’objectif au final est d’être outillé pour faire face aux autres épidémies ou pandémies au niveau mondial.

L’allègement des mesures de restriction permettra la reprise économique du pays. Les entreprises les plus touchées espèrent que l’aide promise par le président du Faso arrive enfin. L’espoir est permis et il faut désormais apprendre à vivre avec la Covid-19. Pour ce faire, les autorités sanitaires n’ont de cesse de rappeler la nécessité des gestes barrières. Le port du masque, le respect de la distanciation dans les transports, les marchés, les lieux de culte, etc.o

NK

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Numéro d'édition: 348

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