Lutte contre le terrorisme: dans le respect des droits humains et la sécurité des personnes

• Des attaques de plus en plus complexes

• 3,9 milliards FCFA en 2019 pour les déplacés internes

• Le Burkina résiste

• Des attaques de plus en plus complexes

• 3,9 milliards FCFA en 2019 pour les déplacés internes

• Le Burkina résiste

Le Premier ministre Christophe Dabiré a livré son Discours sur la situation de la Nation (DSN) le 19 mai 2020 devant les députés. Dès l’entame de son discours, il a insisté sur la situation de l’époque. « Notre pays a fait face à des épreuves souvent graves telles que les attaques terroristes de plus en plus complexes et les conflits communautaires », a-t-il indiqué. Il n’a pas occulté la pandémie de COVID-19.
En lien avec la lutte contre le terrorisme, le Premier ministre a rappelé que l’Assemblée nationale avait adopté la loi qui a permis de mobiliser des volontaires pour la défense de la patrie. En direction de ceux qui critiquent le combat que mènent nos Forces de défense et de sécurité et ces volontaires, il a rassuré : « Je peux vous rassurer qu’elles interviennent en ayant à l’esprit, le respect des droits humains et la sécurité des personnes qui ont trouvé refuge au Burkina Faso. En tout état de cause, chaque fois qu’il y a des présomptions d’exactions, d’incidents graves ou de manquements, des procédures administratives et judiciaires sont diligentées pour faire la lumière sur la situation ». Pour lui, la résilience de notre peuple s’est manifestée également à travers ses capacités à endiguer les conflits communautaires dont l’éclosion aurait pu compromettre durablement les fondements de notre Nation.
Tous ces évènements tragiques ont entrainé des déplacements de populations. Le chef du gouvernement a annoncé que le plan de réponse humanitaire élaboré à cet effet avait été évalué à plus de 3,9 milliards FCFA en 2019. Il a salué les partenaires techniques et financiers et les organisations non gouvernementales qui accompagnent le gouvernement sur le terrain.
A côté de ce plan de riposte, des programmes spécifiques sont mis en œuvre comme la réponse aux causes économiques et sociales du terrorisme. Il s’agit du Programme d’urgence pour le Sahel au Burkina Faso, élargi depuis 2018 à toutes les régions à défis sécuritaires. En 2019, ce sont 224 projets qui ont été réalisés à hauteur de 134,5 milliards FCFA. Il s’agit également du Programme d’appui au développement des économies locales dont l’exécution de la première phase en 2019 a permis d’engager la réalisation de plus de 3.000 infrastructures économiques et le financement de 617 promoteurs de microprojets. L’année 2019 a aussi été perturbée par les mouvements sociaux dans l’administration publique.
Malgré ce contexte, le taux de croissance économique est ressorti en 2019 à 5,7%. Même s’il est en recul par rapport à 2018, il reste l’un des plus élevés de la sous-région. « Il traduit la compétitivité de notre économie, et justifie à souhait, la confiance que les partenaires et le secteur privé continuent de placer en notre pays », selon le chef du gouvernement qui cite le rapport sur l’état du secteur privé en 2019 de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. Dans ce rapport, il est indiqué que le nombre d’entreprises créées au niveau national a connu une hausse de 5%. De même, l’afflux des investissements directs étrangers s’est inscrit en légère hausse par rapport à son niveau de l’année précédente.
Cette confiance accordée par le privé et les partenaires au développement a été concrétisée en 2019 avec la mobilisation de 192 milliards FCFA de ressources extérieures, représentant 93,4% des prévisions. Le taux de décaissement des appuis projets a été de 97%, pour un montant d’un peu plus de 292 milliards FCFA. C’est la preuve de l’efficacité de notre diplomatie financière.
Cette confiance des partenaires extérieurs est aussi la résultante de sa saine gestion, la maîtrise des dépenses publiques et la bonne tenue des recettes fiscales, en hausse de 17,3% par rapport à 2018, le contrôle du déficit budgétaire qui a été pour la première fois, depuis 2016, contenu à 3% du PIB.
En matière de gouvernance économique et financière, le gouvernement a mis en place des instruments de planification et de financement de l’ouverture des agences de la Banque agricole du Faso à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso pour financer l’agriculture, la sélection de 30 nouvelles start-up portant le nombre cumulé de start-up financées de 2017 à 2019 à 82, pour un montant cumulé de financement de 2,75 milliards FCFA.

Dans le cadre de la réalisation des infrastructures nécessaires pour la transformation structurelle de l’économie, le gouvernement a porté à 771 km, la longueur totale des routes bitumées ou ayant reçu un entretien de 2016 à 2019. En plus, 960 autres km sont en travaux. Pour 2020, l’objectif est d’engager la réalisation de 614 km. Au cours de la même période, sur 2.323 km de pistes rurales dont les travaux ont été engagés, 1928 km sont achevés.
Au niveau de l’énergie, les investissements réalisés ont permis de porter la puissance électrique installée à 410 Mégawatts en 2019, contre 359,5 Mégawatts en 2018. En plus des interconnexions avec la Côte d’Ivoire et le Ghana, l’offre d’énergie est de plus de 620 Mégawatts.
Dans le secteur agricole, la production céréalière de la campagne agricole 2019/2020 s’est stabilisée à 4,94 millions de tonnes, en hausse de 9,9% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes.
En matière de santé, en plus de la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, le gouvernement a réalisé 59 CSPS, normalisé 67 autres, lancé les travaux du CHR de Manga et inauguré le CHR de Ziniaré. Sur le plan des Ressources humaines, il a recruté 150 médecins spécialistes, 500 médecins généralistes, 50 pharmaciens généralistes et 10 pharmaciens spécialistes.
En matière d’eau potable, en milieu rural, 1.280 forages neufs et 62 systèmes d’adduction d’eau potable simplifiés ont été réalisés. 554 forages ont été réhabilités et 18 systèmes d’adduction d’eau potable simplifiés. En milieu urbain, il a construit 506 km de réseau d’adduction d’eau potable et 188 bornes fontaines en plus de la subvention des branchements de plus de 27.000 ménages au réseau d’adduction d’eau de l’ONEA. Au total, ces réalisations ont permis de porter le taux d’accès à l’eau potable de 72,4% en 2016 à 75,4% en 2019 au niveau national.
Pour l’accès au logement décent, en 2019, 1 041 logements sociaux et économiques ont été construits dans les villes de Banfora, Koudougou, Ouagadougou, Tenkodogo et Ziniaré.


Encadré:
Ecoles sous paillotes : 2.578 salles de classes construites en 2019

Malgré la destruction ou la fermeture d’écoles, le gouvernement a organisé pour la seconde fois, sur les sites de Djibo, Fada N’Gourma, Gorom-Gorom, Kaya et Ouahigouya les examens et concours scolaires au profit des candidats n’ayant pas pu participer aux sessions normales. En 2019, il a été réalisé 2.578 salles de classes dont 1.167 sont en cours de finition, en vue de résorber celles sous paillotes, initialement identifiées ; 1.405 salles de classes en vue, notamment, de la normalisation des écoles de moins de 6 classes, 5 lycées professionnels dont 1 en finition, 2 lycées techniques, 8 lycées scientifiques dont 2 en finition, 5 collèges d’enseignement et de formation technique et professionnelle dont 2 au stade de finition, etc.

Encadré 2:
50 tonnes d’or produit en 2019

Le secteur minier a connu l’entrée en activité de trois nouvelles mines industrielles, portant la production d’or à 50 tonnes en 2019.
Cette performance aurait certainement été meilleure si le secteur n’avait pas connu des difficultés liées aux attaques terroristes et aux mouvements d’humeur de certaines populations riveraines.

Encadré 3:
Synthèse des réalisations par secteur d’activités en 2019

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Numéro d'édition: 346

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