Les faits

Difficile dans ce tourbillon médiatique de garder la tête hors de l’eau. Les sujets brûlants s’entrechoquent, les Burkinabè s’entredéchirent. Le pays retient son souffle. Mais que va-t-il donc se passer? Tout cela aurait-il quelque chose de prémonitoire ? Mais quoi donc ? On a beau mettre les faits bout à bout, tout indique que cette montée des tensions a quelque chose à avoir avec la date fatidique du 22 novembre, directement ou indirectement.
Les politiques ont déjà signé leur gentleman Agreement. Cette élection, elle aura lieu parce que le pays ne peut se permettre un vide juridique, dit-on. Qu’importe si elle a lieu dans un pays amputé d’une partie de son territoire ou hors de contrôle du pouvoir central. C’est peut-être cela le réalisme en politique.
Les électeurs, quant à eux, attendent ce moment, pour ceux qui seront en capacité de voter, de mûrir leur vote sous les feux d’une actualité attisée régulièrement par des scandales, les ratés du gouvernement et parfois, par des évènements hors de son contrôle depuis le début du mandat du Président Kaboré: Attaques terroristes en apéro, bras de fer permanent avec les partenaires sociaux en plat de résistance, assaisonnés d’une crise économique lancinante et qui se complique avec la gestion de la Covid-19 en hors d’œuvre.
Ce pouvoir-là n’aura jamais eu de répit. C’est le destin des gouvernants. Fragilisés, divisés, les gouvernements successifs ont su jusque-là, maintenir le cap, malgré les coups de boutoirs de leurs adversaires qui ont saisi toutes les occasions pour les faire plonger.
Le régime actuel, celui « des espoirs douchés», aura fait cependant preuve d’une certaine résilience. Et cette capacité de résilience, ses adversaires de tous bords ne devraient pas la négliger. S’ils ne veulent pas être surpris au lendemain des élections.
Par Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 346

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