Tribune conjointe de Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, concernant les relations entre l›Europe et l›Afrique.

2020, une année clé pour les relations entre l’Europe et l’Afrique – Par : Ursula Von der Leyen et Moussa Faki Mahamat

L’Union européenne et l’Afrique sont des partenaires stratégiques de longue date, dont la prospérité et la sécurité sont étroitement liées.
Le partenariat entre l’Afrique et l’Europe arrive enfin à maturité et il est temps de le porter à un niveau supérieur. L’Afrique veut prendre son avenir en main et l’Europe a besoin d’une Afrique forte. Nos aspirations coïncident. Nous voulons promouvoir les femmes et créer des emplois pour les jeunes, stimuler l’innovation numérique, promouvoir une croissance économique durable et des opportunités, et faire taire les armes en Afrique. Nous sommes chacun prêts à jouer notre rôle pour atteindre ces objectifs.
Au cours des prochains mois, nos deux continents discuteront de la manière de concrétiser ces aspirations. Récemment, la Commission de l’Union africaine et la Commission européenne ont tenu leur dixième réunion collégiale. Il s’agit du premier jalon d’une année qui peut redéfinir la coopération entre nos continents grâce à une série de réunions de haut niveau qui aboutiront au sommet UE-UA à Bruxelles en octobre.
Nos deux continents évoluent rapidement et le monde est beaucoup plus complexe, mais avec l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’Agenda 2063 de l’UA, nous avons montré que, si l’Europe et l’Afrique unissent leurs forces, nous pouvons contribuer à façonner un nouveau paradigme pour le multilatéralisme et un avenir meilleur pour les prochaines générations.
Nous avons besoin d’un partenariat plus solide pour relever les principaux défis d’aujourd’hui, que ce soit la transition verte ou la transformation numérique, et pour répondre aux aspirations de nos jeunes, lutter contre les inégalités et alléger les souffrances des réfugiés, des personnes déplacées et des victimes de violations des droits de l’Homme.

La croissance économique en Afrique continue de dépasser celle des autres continents. L’Afrique abritera la majorité des économies à la croissance la plus rapide au monde dans les années à venir. Le climat des affaires s’améliore et la révolution numérique se propage rapidement: trois Africains sur quatre ont un téléphone mobile et les start-up africaines attirent des investissements du monde entier.
L’Accord de libre-échange continental africain ajoute un effet multiplicateur à ces tendances en créant un marché de 1,2 milliard de personnes, mais nous devons surmonter les problèmes de connectivité et combler le déficit de compétences sur le marché du travail grâce à l’éducation et à la formation. Nous pouvons intensifier l’utilisation des technologies numériques pour soutenir le développement, la transformation économique et les affaires.
Notre coopération s’appuie sur plus de deux décennies de partenariat entre nos organisations sœurs. L’UE en tant que bloc est le premier partenaire de l’Afrique en matière de commerce, d’investissement, d’aide au développement et de sécurité, et l’Afrique dans son ensemble est le troisième partenaire commercial de l’UE.
Nous travaillons en étroite collaboration pour la mise en œuvre de l’initiative de l’Afrique visant à faire taire les armes à feu. L’Europe soutient les solutions africaines aux problèmes africains, et nous nous engageons à adapter notre soutien aux institutions africaines face à l’évolution des menaces à la sécurité, telles que le terrorisme, le trafic et la criminalité transnationale.
Reconnaissant que l’Afrique est parmi les plus touchés par le changement climatique, les deux continents ont joué un rôle clé dans l’adoption de l’Accord de Paris fixant des objectifs ambitieux pour l’action climatique. L’Europe a pour objectif de devenir neutre pour le climat d’ici 2050, tandis que l’Afrique souhaite ajouter à l’adaptation et à l’atténuation sa volonté de promouvoir des voies d’industrialisation et d’urbanisation plus propres. Ensemble, nous devons promouvoir des solutions technologiques durables qui préservent la planète.

Cette année doit apporter un changement tangible pour les Africains et les Européens. Les années 2020 peuvent être la décennie d’une nouvelle amitié plus mûre entre nos deux continents. Ensemble, nous pouvons construire des solutions qui fonctionnent aussi bien pour l’Afrique que pour l’Europe.

Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso
4 mars 2020


 

Le rôle et les missions de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso

La Délégation de l’Union européenne auprès du Burkina Faso a pour mission d’accompagner le pays dans ses actions en faveur de la paix, la stabilité et la sécurité, et de contribuer à sa volonté de réaliser une croissance économique forte, soutenue et de qualité, visant la réduction de la pauvreté, l’augmentation de la qualité de vie de la population, tout en assurant un développement soutenu et soutenable. Notre Délégation constitue l’interface entre les institutions de l’Union européenne et le Burkina Faso ainsi que pour la sous-région (UEMOA, CEDEAO, CILSS…), en tant que Délégation régionale de l’Afrique de l’Ouest. Le rôle de la Délégation au Burkina Faso est de :
Assurer la représentation de l’Union européenne auprès du Burkina Faso, représenter la Communauté dans l’exercice des compétences qui lui sont propres.
Assurer dans ce cadre, le suivi des relations bilatérales dans les domaines des relations politiques et commerciales et de coopération.
Assurer le suivi des politiques de l’UE dans tous les secteurs.
Promouvoir et défendre les valeurs et intérêts de l’UE au Burkina Faso.
Maintenir et augmenter la visibilité, la connaissance et la compréhension de l’UE.
Assurer le suivi des relations économiques, politiques et de coopération avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ainsi que des relations de coopération avec d’autres organisations interafricaines de la sous-région, notamment, le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).
Assurer la programmation, à long terme, de l’aide et la gestion des programmes et projets déconcentrés dans le cadre de la réforme de la gestion de l’aide extérieure en cours.

Commentaires
Numéro d'édition: 335

One comment

  1. A chaque fois qu’il y a relation entre l’Afrique et l’Europe, c’est toujours au dépend de l’Afrique et au profit de l’Europe. Et une fois de plus vous aller voir que rien a changé sous les étoiles, et l’Europe va encore entuber l’Afrique, car les occidentaux ne partagent jamais. Et quand les africains s’en rendront compte…il sera trop tard.

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