Les échanges se sont déroulées autour d’un déjeuner de presse. (DR)

Production et vente : Bilan positif pour la SN-Citec 

• Tout le stock écoulé à 8 milliards FCFA

• Le développement de la production lié à celui du coton

La Société nouvelle huilerie et savonnerie (SN-Citec), fidèle à sa tradition, a initié, le 18 janvier 2020, une rencontre avec les journalistes pour faire le point et échanger notamment, sur la santé économique de la société. L’organisation de ce déjeuner de presse entre dans le cadre du renforcement de la communication sur les activités de la structure. Cette activité a regroupé, en plus des journalistes et des responsables de la SN-Citec, le président de la Ligue des consommateurs, et le président du groupement professionnel des industriels. Une occasion pour les responsables de la société de présenter leurs vœux, avant de faire le bilan de l’écoulement de leurs produits.

Le président de la Ligue des consommateurs, Dasmane Traoré (à gauche), recevant les textes. (DR)

Selon le Directeur de la SN-Citec, Ibrahim Traoré, la mesure prise l’année dernière (2019), qui interdisait l’importation des produits, a produit ses fruits. Ce dernier a déclaré que la SN-Citec a vendu tout son stock, et qu’il fallait maintenir cet élan. Cette opération de déstockage a permis de vendre l’intégralité des stocks de la société pour un montant estimé à 8 milliards F CFA.
La SN-Citec représente environ 15% des besoins de consommation locale ; d’où la nécessité d’importer des produits complémentaires. En 2019, pour un objectif de 20.000 tonnes, elle a produit 16.000 tonnes. Cette situation serait due à la teneur en graisse. Le développement de la production d’huile et de savon est intimement lié au développement de la production cotonnière. Selon le Directeur de la SN-Citec, Ibrahim Traoré : «En 2018, sur un besoin de 125.000 tonnes de graine de coton, nous avons reçu 75.000 tonnes». Cependant, cette structure rencontre aussi d’énormes difficultés, dont «la concurrence déloyale» qu’elle subit de la part des sociétés qui importent de façon frauduleuse, les produits similaires, et qui ne payent pas de taxes. Selon son directeur, la SN-Citec paye au moins 36% de taxes à l’Etat burkinabè. En effet, il y aurait, selon les responsables de la SN-Citec, plus de 180 marques d’huile importées en 2018.
Par ailleurs, le président de la Ligue des consommateurs, Dasmane Traoré, a profité de l’occasion qu’offrait la rencontre pour témoigner sa satisfaction à l’endroit du gouvernement pour les mesures prises, pour favoriser l’écoulement des produits locaux. Il est, notamment, revenu sur la question de la pénurie de gaz, ce dernier a déclaré que cette situation serait due, d’une part, à une augmentation drastique de 12 % de la consommation, et d’autre part, à une panne dans l’une des usines de gaz. Cependant, il s’est érigé contre la grève des conducteurs, qui s’acharnent sur les consommateurs, et leur font subir les conséquences de leur grève.

Rachid OUEDRAOGO (Collaborateur)


La SN-Citec en bref

La Société nouvelle huilerie et savonnerie (SN-Citec), société de droit privé créée en 1995, est la première agro-industrie du Burkina Faso opérant dans le secteur des oléagineux, à travers la production et la commercialisation d’huile issue de la graine de coton et de savon. La capacité de production de la SN-Citec se décline comme suit : huile végétale raffinée : (20.000 tonnes/an); coproduits: (60.000 tonnes/an); capacité totale de trituration de graines de coton: (120.000 tonnes/an).

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Numéro d'édition: 329

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