Trading : Des propositions pour sortir du tourbillon

Depuis quelques mois, des milliers d’investisseurs ont les yeux rivés sur le palais de Justice, où une décision a permis de geler les comptes des sociétés de trading. Ces sociétés opéraient sans les agréments, d’où la suspension de leurs activités par l’autorité, leur intimant l’ordre de se mettre en règle.
D’autre part, des soupçons de blanchiment pèsent sur cette activité de trading dans laquelle beaucoup de Burkinabè ont investi leur épargne. Le gel des comptes leur est donc préjudiciable en termes de revenus mensuels ou annuels. Un des lecteurs de L’Economiste du Faso nous a fait parvenir ses propositions pour une sortie de crise et pour une meilleure régulation du secteur.

«J’apporte ma petite pierre dans la résolution des problèmes posés par les investissements et les sociétés de trading.
Le climat est assez tendu au Burkina Faso, avec les gros problèmes des terroristes. Surtout, ces derniers jours avec le carnage de la quarantaine de Burkinabè morts et la soixantaine de blessés qui est intervenu dans l’Est du pays. Paix à l’âme des défunts, et prompte guérison aux blessés.
Aussi, toute idée qui peut un tant soit peu décrisper cette tension serait la bienvenue. C’est dans cette optique que j’apporte ces suggestions pour détendre un peu l’atmosphère au niveau des investisseurs et des sociétés de trading.
Je présente les investisseurs en 3 groupes selon les chronogrammes :

1er groupe : Les investisseurs qui ont investi depuis le début du trading au Burkina Faso jusqu’à la remise officielle aux sociétés de trading du communiqué de monsieur le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement et les nouveaux investisseurs éventuels jusqu’au 30 juin 2020.
Que la Justice débloque les comptes bancaires des sociétés dont les activités ne sont pas entachées de blanchiments ou de financements du terrorisme. Que lesdites sociétés paient les dus aux investisseurs «propres» en retenant l’impôt IRVM de 12,5% sur les bénéfices pour l’Etat. On imagine que tous les investisseurs et sociétés ne sont pas «sales».
Cette opération s’étale jusqu’au 30 juin 2020.

2e groupe qui s’étale du 1er juillet 2020 au 31 décembre 2020. Tous les contrats de cette période doivent être enregistrés au service des Impôts avant d’être validés. Les paiements ne se feront qu’après la retenue de l’IRVM.
Pour éviter de nouvelles manières de blanchiments ou de financements du terrorisme, tous les échanges d’argent entre les sociétés et les investisseurs se feront soit par virement bancaire, soit par chèque. Aucune transaction financière ne se fera en espèces.

3e groupe : D’ici janvier 2021, l’Etat a le temps de réfléchir sur le sujet. D’abord, l’Etat déterminera les conditions de création des sociétés de trading et la fixation de taux maximum de rentabilité. Le trading en lui-même n’est pas interdit. Il semble que certaines banques de la place le pratiquent.
Il est vrai que le sujet a été porté à l’Assemblée nationale. A mon avis, le sujet a été présenté par le ministère des Finances sans débat ; probablement le peuple, par l’intermédiaire de ses représentants est resté sur sa faim ou sur sa soif, c’est selon.

YBS

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Numéro d'édition: 320

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