Source : Tableau de bord statistique 2018 de la Justice (mai 2018) Le ministère en charge de la justice comptait 4.102 agents en 2018.

MACO : 415% de taux d’occupation

• 7.025 entrées de détenus en 2018 au Burkina Faso

• Dont 249 femmes, représentant 3,5% de l’effectif

• 667 détenus à la prison de haute sécurité

Au 31 décembre 2018, le Burkina Faso comptait 26 établissements pénitentiaires et le Centre pénitentiaire agricole de Baporo. Ces établissements pénitentiaires ont enregistré, au cours de l’année 2018, l’entrée de 7.025 personnes en tant que détenus. Dans ce lot, on a dénombré 249 femmes, représentant 3,5% de l’effectif total des entrées. C’est ce que renseigne le tableau de bord statistique 2018 de la Justice, publié en mai 2019. Le nombre d’entrées dans les Maisons d’arrêt et de correction a connu une baisse de 18,8% en 2018 par rapport à 2017 et de 36,6% par rapport à 2009. Les Maisons d’arrêt et de correction de Fada N’Gourma (-41,4%), de Dori et de Tougan (-33,5%) ont connu les plus fortes baisses entre les deux années. Toutefois, la Prison de haute sécurité a vu ses entrées croître de 141,1% par rapport à 2017. L’année 2018 a enregistré le plus faible nombre d’entrées de détenus au cours de la dernière décennie. L’âge moyen des nouveaux détenus en 2018 est de 32,9 ans contre 32,8 ans en 2017.
Ils sont 47% des détenus nouvellement entrés dans les établissements pénitentiaires au cours de l’année 2018 dont l’âge est compris entre 25 et 39 ans, tandis que les moins de 18 ans, c’est-à-dire les détenus mineurs, représentent 6,3% des entrées de 2018 contre 6,5 en 2017. Au cours des dix dernières années, la proportion de mineurs détenus est plus élevée en 2016, où elle a atteint 6,6%. Selon le statut de détention, la proportion de détenus en attente de jugement au 31 décembre 2018 est de 36,7%, dont 24,0% d’inculpés et 12,7% de prévenus. La proportion de détenus en attente de jugement a augmenté de 2,5% par rapport à 2017. Cette augmentation est imputable à l’augmentation de la proportion de prévenus qui passe de 10,1% en 2017 à 12,7% en 2018. Les condamnés représentaient 63,3% des détenus. En 2018, il n’y a pas eu de détenus sous Ordre de mise à disposition (OMD).Le taux d’occupation de l’ensemble des établissements pénitenciers en 2018 est de 189,6%. Il était de 190,3% en 2017 et 194,2% en 2009. La surpopulation carcérale reste une réalité dans presque tous les EP. Les taux d’occupation les plus préoccupants sont observés dans les établissements pénitenciers de Ouagadougou, notamment à la MACO (414,7%), de Bobo-Dioulasso (400,0%) et de Fada N’Gourma (255,8%). Seules les MAC de Kongoussi, Koupéla, Nouna, Manga et Yako ne connaissent pas de surpopulation carcérale.La Prison de haute sécurité de Ouagadougou a enregistré 667 détenus en 2018, pour une capacité d’accueil de 500 places. Il en résulte un taux d’occupation de 133,4. Le tableau de bord statistique 2018 de la Justice donne des informations sur les caractéristiques des condamnés.
Le nombre de condamnés dans l’ensemble des établissements pénitenciers au 31 décembre 2018 est de 4.946, dont 89 femmes. En 2017, ce nombre était de 5 148, dont 74 femmes, et de 2 926, dont 64 femmes en 2009.
L’âge moyen des détenus condamnés, évalué à 32,2 ans, a augmenté de 0,4 an par rapport à 2017. Cet indicateur est resté presque statique au cours de la dernière décennie. Son niveau le plus bas a été enregistré en 2009. Les condamnés qui ont entre 25 et 39 ans sont les plus nombreux dans les EP et représentent 56% de l’effectif total. Il faut aussi noter qu’environ 1 détenu condamné sur 4 a entre 18 et 24 ans en 2018, et les mineurs condamnés représentent 1% de l’effectif total des condamnés. Selon la catégorie de l’infraction, 67,2% des condamnés sont détenus pour crimes et délits contre les biens, 15,0% pour crimes et délits contre les particuliers, 10,7% pour crimes et délits contre la famille et les bonnes mœurs, 5,7% pour crimes et délits contre la chose publique et 1,4% pour infractions en matière d’armes et de munitions.La durée moyenne de la peine prononcée en 2018 est de 60,8 mois, contre 57,0 mois en 2017. En 2018, seulement 3,5% des condamnés (hors peine de mort et peine à perpétuité) ont reçu une peine de moins d’une année de prison, 66,6% entre 1 et 5 ans et 29,8% au-delà de 5 ans. Le nombre de détenus condamnés à mort est passé de 13 en 2017 à 12 en 2018. Le nombre de condamnés à perpétuité, de 45 en 2018, a augmenté de 68% par rapport à 2017.

JB


Le Burkina Faso compte 559 magistrats

Le ministère en charge de la justice comptait 4.102 agents en 2018. Cet effectif est composé de 559 magistrats (dont 115 magistrats de sexe féminin), 541 personnels du corps des greffiers, 2.410 Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP), 253 personnels des droits humains et 339 autres personnels. Par rapport à l’année antérieure, l’effectif du ministère s’est accru de 9,7%. Le nombre de femmes employées par le ministère en 2018 est de 787, soit 19,2% de l’effectif total. L’effectif des femmes a augmenté de 8,0% par rapport à 2017, contre 10,1% pour les hommes. L’effectif des magistrats est resté statique par rapport à 2017. En effet, il n’y a pas eu d’entrée dans le corps par sortie de promotion en 2018, ni sortie dans le corps. Le ratio magistrats pour 100 000 habitants en 2018 est de 2,5. Il était de 2,6 en 2016 et 2017. L’effectif des greffiers, quant à lui, a augmenté de 9,7% et celui des GSP, 14,1% par rapport à 2017. Comparativement à l’année 2009, l’effectif des magistrats a augmenté de 41,9%, celui des greffiers de 76,8% et celui des GSP de 200,5%. Il y a donc eu, au cours de la période, plus de recrutements de gardes de sécurité pénitentiaire que l’ensemble des autres corps.

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Numéro d'édition: 312

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