Source : Compte rendu du Conseil des ministres du 6 septembre 2019

Budget 2020 : 2.267,279 milliards F CFA en prévision de recettes

• Soit 313 milliards FCFA de plus que les prévisions initiales de 2019

• L’économie va bien malgré le contexte difficile

• Défense et sécurité en bonne place

Le gouvernement a adopté, au cours de sa séance du Conseil des ministres du 6 septembre 2019, le projet de budget de l’Etat, exercice 2020. Ce projet de budget sera transmis à l’Assemblée nationale pour adoption au cours de la deuxième session ordinaire de l’année qui s’ouvre en fin septembre 2019.

Quelles sont les grandes lignes de ce budget ?
Le projet de budget de l’Etat, exercice 2020, se chiffre à 2.267,279 milliards FCFA en prévision de recettes. Les prévisions de dépenses totales se chiffrent à 2.552,419 milliards FCFA. Il se dégage ainsi un solde budgétaire global de -285,140 milliards FCFA correspondant à -3% du PIB nominal. L’épargne budgétaire s’établit à 248,397 milliards FCFA.
Pour le gouvernement, ce projet de budget de l’Etat, exercice 2020, tient compte de certaines priorités et vise à consolider les acquis engrangés depuis 2016 et à permettre le parachèvement des chantiers en cours dans les secteurs sociaux et les autres secteurs de relance de l’économie nationale, pour une meilleure atteinte des objectifs de développement.
Dans une circulaire budgétaire 2020 signée le 22 mai 2019, le président du Faso avait donné des orientations pour ce budget 2020. «J’attache un intérêt particulier au respect de la discipline budgétaire, notamment celui des enveloppes définies qui seront notifiées à chaque département ministériel ou institutionnel. Aucun avant-projet de budget ne devra être présenté avec des besoins supplémentaires».
Il avait orienté les choix stratégiques et les priorités budgétaires 2020 vers le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale, la promotion d’une bonne gouvernance, le développement du capital humain et la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie, conformément aux axes du Programme national de développement économique et social (PNDES).
Bien avant l’adoption de ce budget, le Premier ministre a réuni un Conseil de cabinet pour statuer sur le dossier. Ce Conseil de cabinet auquel a pris part l’ensemble des membres du gouvernement a permis de passer en revue, les grandes orientations dudit budget. On retient que malgré le contexte sécuritaire, les prévisions de recettes et de dépenses pour 2020 sont au-dessus des prévisions du budget 2019 en cours d’exécution où les prévisions de recettes étaient de 1.954,564 milliards FCFA et les dépenses à 2.359,694 milliards FCFA.
C’est au regard de la bonne tenue de l’économie, qu’au cours du même Conseil des ministres, il a été procédé à une augmentation des prévisions de recettes et des dépenses à travers l’adoption d’une loi de finances rectificative du budget 2019; En attendant le quitus de l’Assemblée nationale, les prévisions de recettes passent de 1.954,564 milliards FCFA dans la loi de finances initiale 2019 à 2.100,968 milliards FCFA dans le projet de loi de finances rectificative 2019, soit une hausse de 146,404 milliards FCFA. Les dépenses passent de 2.304,290 milliards FCFA dans la loi de finances initiale à 2.359 694 milliards FCFA dans le projet de loi de finances rectificative. Il se dégage une hausse des dépenses de 55,404 milliards FCFA.

Elie KABORE


Défense et sécurité en bonne place

Parmi les priorités du budget 2019, figure le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale. A ce titre, il est prévu de mettre l’accent sur les actions déjà entreprises pour donner une réponse à la question de la sécurité qui entrave les questions de développement. Des actions seront mises en œuvre pour reconstituer le tissu social.
Il s’agit, principalement, d’accompagner la Justice pour la résolution des dossiers pendants relevant de sa compétence, de rendre opérationnels les services déconcentrés de l’Etat à travers un renforcement des moyens materiels et financiers au profit du ministère en charge de l’administration et de solliciter l’accompagnement des autorités coutumières et religieuses, afin de prévenir d’éventuels conflits communautaires pour le retour au calme dans les localités qui ont connu des situations de conflits entre les communautés.

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Numéro d'édition: 312

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