Le ministre de la Fonction publique, le Pr Séni Ouédraogo (milieu), souligne que les revendications financières sont exclues des négociations. (DR)

Fonction publique/GRH : Les nouvelles revendications financières exclues

• Concours 2019 : Economie de 800 millions FCFA

• 1.485 nouveaux dossiers de fonctionnaires non traités

• Le contrôle des diplômes se poursuit

Dans l’édition du lundi 9 septembre 2019, L’Economiste du Faso publiait le tableau portant sur quelques éléments de motivation sollicités par les Gestionnaires des ressources humaines (GRH pour une amélioration de leur condition de vie et de travail. Ce tableau, assorti de prétention indemnitaire selon les catégories, a été confirmé par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Pr Séni Ouédraogo, comme étant les vraies prétentions soumises par le Syndicat national des gestionnaires des ressources humaines de l’administration publique (SYNAGRH). En plus de cette affirmation, il note que contrairement à la partie syndicale qui affirme que le ministre de la Fonction publique refuserait toute rencontre ou négociation avec le syndicat, il n’en est rien. Le ministre qui a animé une conférence de presse le vendredi 13 septembre 2019 à Ouagadougou, montre, preuve à l’appui, que le dialogue n’a jamais été rompu. Sur cette crise, le ministre note que des réunions ont permis de faire l’état d’avancement significatif du protocole du 4 août 2017. Toujours sur ce dossier, il dit en vouloir pour preuve les différentes dates de rencontre avec le SYNAGRH : 15 mai 2019, rencontre pendant 5 heures avec le syndicat ; fin mai 2019, rencontre en présence du ministre Stanislas Ouaro et encore en fin juillet 2019, deux rencontres informelles avec le ministre Stanislas Ouaro. Le seul couac, dit-il, est que le SYNAGRH veut discuter des questions indemnitaires et financières, une préoccupation que le gouvernement juge inopportune, car, dit-il, les GRH ne sont pas des gestionnaires de finances publiques. Ils ne génèrent pas non plus de recettes et ne peuvent donc pas prétendre à une prime de motivation conformément aux articles 92 et 93 de la loi de finances. Pour lui, cette question doit être traitée dans le cadre de la remise à plat des salaires et non traitée isolement. « Il y a eu des travaux après lesquels le gouvernement a décidé de ne pas donner de suite aux revendications financières sortant du cadre de la loi de finances », ajoute le ministre. Ce dernier a, par ailleurs, affirmé que le gouvernement était prêt à discuter sur un certain nombre de sujets, dont les points du protocole d’accord. Cependant, il a expliqué qu’il n’y aurait pas de discussion sur des points nouveaux. Mais, avance-t-il, la porte du ministère n’est pas fermée et les discussions vont se poursuivre.
Le ministre de la Fonction publique est revenu sur la gestion des dossiers non traités : «  On note 1 485 nouveaux fonctionnaires non traités et des retraités ». L’une des conséquences de cette situation est que l’Etat paye, d’une part, environ 295 077 558 millions FCFA à de nouveaux fonctionnaires qui n’ont pas encore pris service, et d’autre part, les salaires de ceux qui refusent de travailler. Face à une telle situation, le ministère a effectué des démarches pour que les dossiers soient traités dans les meilleurs délais. Le ministre souligne qu’à la date d’aujourd’hui, il y a 557 dossiers d’agents pour reclassement qui sont également en souffrance du fait de la grève des GRH et 215 dossiers de retraités au départ. Mais, note-t-il, une solution est en train d’être trouvée à travers la mise en œuvre de trois Commissions. Ces Commissions ont 21 jours pour traiter les dossiers en souffrance.
Concernant les contrôles des diplômes, le processus est bel et bien en cours. Le ministre affirme que ce contrôle concerne aussi bien les agents de la Fonction publique que des membres du gouvernement. Il révèle qu’il y a des incohérences telles que le manque de numéros de procès-verbaux, l’ajout des noms supplémentaires, erreur de filière. En ce qui concerne le dépôt des concours directs et professionnels de 2019, les nombreuses réformes entreprises avec le dépôt en ligne ont permis de faire des économies d’environ 800 466 500 millions FCFA.

JB

Commentaires
Numéro d'édition: 311

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.