Le 1er CEG de Samandeni construit sur financement du FPDCT. (DR)

Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales. Immersion des administrateurs pour une meilleure implication

. Des centaines de millions au profit des Communes de Dandé et de Bama

. Samandeni reçoit son premier CEG grâce au Fonds

. Les administrateurs s’engagent pour la restructuration du FPDCT

Dans le souci d’une meilleure implication des acteurs, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) a organisé un atelier d’immersion au profit de ses administrateurs du 29 au 30 août 2019 à Bobo-Dioulasso. Cette phase théorique a été renforcée par une visite d’infrastructures scolaires et marchandes dans les Communes de Bama et de Dandé, le 31 août 2019. Désormais mieux situés, les administrateurs ont exprimé leur engagement d’accompagner le Fonds dans sa dynamique de restructuration.

Les acteurs devant une des infrastructures marchandes de Dandé. (DR)

Au lendemain de l’atelier de formation, les administrateurs du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) ont constaté de visu, les infrastructures réalisées sur financement dudit Fonds dans les Communes de Dandé et de Bama, situées dans la région des Hauts-Bassins. Il s’agit des sites abritant des infrastructures marchandes dans les deux Communes et le premier CEG de Samandeni dans la Commune de Bama. Soit un investissement de plus de 300 millions de francs CFA pour Dandé et 210 millions de

Le Maire de Dandé, en tenue rayée, et le DG du FPDCT. (DR)

francs CFA au profit de Bama, à travers le Fonds fongible, l’un des différents guichets du FPDCT.
Pour le Directeur général du Fonds, Bruno Dipama, cette action d’implication des administrateurs a tout son sens : «Nous avons décidé de ne pas faire un pas sans le Conseil d’administration et chacun de nos pas doit être accompagné par le Conseil d’administration », explique-t-il. Et ce d’autant plus que «  c’est le Conseil d’administration qui définit la politique générale et les politiques d’orientation stratégiques.». A la satisfaction générale des acteurs, cette immersion s’est soldée par la prise de plusieurs résolutions dont certaines ont été dévoilées par le président du Conseil d’administration : « L’une de ces résolutions consiste à accompagner le Fonds dans sa dynamique de restructuration, parce qu’aujourd’hui, nous sommes à un point crucial qui nécessite que le Fonds soit restructuré. On ne peut pas comprendre que le seul instrument pour accompagner les collectivités territoriales n’arrive pas à prendre en charge toutes ses missions. Nous avons échangé, de façon stratégique, sur un certain nombre de projets devant rendre le Fonds plus efficace », rassure Jean Noël Sawadogo.
Le Maire de la Commune de Bama, Lassina Gondé, par ailleurs député à l’Assemblée nationale, a, lui aussi, prôné la restructuration du Fonds pour « accélérer le transfert de compétences » dans sa Commune qui s’apprête à accueillir le pôle de développement qui doit accompagner la réalisation du barrage de Samandeni.


Aminata Jossira SANOU

Correspondante de L’Economiste du Faso à Bobo-Dioulasso
Jean Noël Sawadogo, président du Conseil d’administration du FPDCT : «C’est du concret. Il faut que le Fonds soit restructuré »

Autour de cette décennie, le FPDCT a mobilisé plus de 300 milliards, dont une centaine de milliards en 2018. Il est donc de bon ton qu’on vienne vérifier ce qu’il en est des 9000 projets annoncés.
Mais à l’issue de cette visite des infrastructures scolaires et économiques, nous sommes satisfaits, c’est du concret. Nous renouvelons notre engagement à accompagner le Fonds sur les chantiers du développement. Aujourd’hui, nous sommes à un point crucial, il faut que le Fonds soit restructuré.

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Numéro d'édition: 310

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