Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a présidé la rencontre : « De tels échanges mériteraient d’être renouvelés ». (DR)

Journées nationales de concertation : ONG et AD face au défi sécuritaire

• De nombreuses préoccupations ont été exprimées

• Notamment, l’accompagnement des ONG/AD victimes d’attaques

Le Burkina Faso compte 317 organisations non gouvernementales et associations de développement. Elles participent, aux côtés de l’Etat, à l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques de développement.
Afin de permettre une interaction entre ces ONG et associations et les membres du gouvernement-responsable des politiques publiques-, les Journées nationales de concertation ont été créées.
C’est ainsi que le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, représentant le Premier ministre, Christophe Marie-Joseph Dabiré, a présidé, le mercredi 17 juillet 2019 à Ouagadougou, ces Journées nationales de concertation.
L’édition 2019 a porté sur le thème «Situation sécuritaire et poursuite des actions de développement des ONG/AD; quelles stratégies de pérennisation de l’offre de service et de financement». La rencontre a permis d’exposer la situation sécuritaire au Burkina Faso, de relever les difficultés rencontrées par les ONG/AD et de proposer des solutions pour améliorer leurs interventions. Les préoccupations des ONG/AD qui ont été exprimées, à travers environ 23 questions regroupées en 7 points, ont presque toutes trouvées réponses. En ce qui concerne la santé, une des préoccupations était liée au besoin de personnel pour une clinique gérée par l’organisation (openyerer in africa). A cela, la ministre de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué /Sorgho, rassure sur la volonté de son ministère et du gouvernement à les accompagner: «L’accompagnement sera fait bientôt». Sur la question du défi du maintien de la gratuité des soins et de l’assurance maladie dans les zones à risques, elle a confié que le gouvernement avait mis en place un système de résilience. Le système de résilience consiste à prendre environ 2 personnes par village appelées (agents de santé de base communautaire) pour les former dans les premiers soins.
Les échanges ont aussi porté sur la politique d’emploi du gouvernement qui a fait le bilan sur les différents projets dans ce sens. L’une des préoccupations majeures exprimées à cette rencontre est relative à la question sécuritaire. A cela, le représentant du ministère de la Sécurité, le commissaire de police Dindané Jean-Baptiste, a apporté des éléments de réponses. Ce dernier a fait le point des mesures sécuritaires prises depuis le début de la crise, il s’agit, entre autres, du renforcement de capacités du renseignement et du dispositif de sécurisation, de la création et de la montée en puissance de la force anti-terroriste, de la surveillance et de la restructuration des camps de réfugiés, de la mise en place d’un centre d’opérations intra-armées, et du démarrage des travaux de politiques nationales de la sécurité.
Il est aussi ressorti de cette rencontre, une proposition du gouvernement à l’endroit des ONG/AD afin que ces dernières fassent un retour sur leurs activités à l’Etat afin qu’elles puissent être capitalisées et permettre une bonne collaboration. Il y a, notamment, la résolution d’accompagnement des ONG/AD victimes d’attaques terroristes.

Rachid OUEDRAOGO (Collaborateur)


Agriculture et structures paysannes

Les questions liées à l’agriculture ont été abordées par le représentant du ministère de l’Agriculture, André Anatole Yaméogo, Directeur général de la formation agricole du monde rural. Il a insisté sur le vœu exprimé par les ONG/AD relatif à l’attribution des tracteurs à crédits, avant de répondre que: «l’expérience avait été tentée de par le passé, mais les acquéreurs n’ont pas remboursé les prêts». Cependant, le ministère a récemment mis à la disposition de structures paysannes, environ 26 tracteurs, à l’occasion de la SIERRA.
Concernant la subvention des engrais, des semences et des animaux de trait, le programme rencontre souvent des problèmes dans sa mise en œuvre.
De 2008 à nos jours, environ 190.000 tonnes d’engrais pour 90 milliards FCFA, et 80.000 tonnes de semences et 40.000 animaux de trait ont été mis à la disposition des agriculteurs. Le directeur des intrants, Pascal Zongo, a, par ailleurs, affirmé que les effets combinés de ces actions étaient visibles sur le terrain. En effet, selon lui, la production de riz a triplé depuis 2008.

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Numéro d'édition: 309

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