Martial Goeh-Akue, président de l’APBEF-B, DG de Orabank. (DR)

APBEF-BF : Martial Goeh-Akue reconduit pour deux ans

L’Assemblée générale de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B) a eu lieu le 18 juillet 2019. A l’ordre du jour, figurait le renouvellement du Conseil éxécutif dont le mandat a pris fin le 7 juillet 2019.
Après le vote des banques, c’est M. Martial Goeh-Akue, actuellement Directeur général de Orabank Burkina Faso, qui a été reconduit à la tête de ce Conseil. A lui donc la charge de poursuivre la défense des intérêts des membres de l’APBEF-Burkina et de promouvoir la profession bancaire.
Dans cette interview accordée à L’Economiste du Faso, il revient sur ses chantiers réalisés et la tournure qu’il entend donner à ce nouveau mandat.

L’Economiste du Faso : Comment avez-vous accueilli ce renouvellement de la confiance de vos pairs ?
Martial Goeh-Akue, président de l’APBEF-B, DG de Orabank: Effectivement, l’Assemblée générale de l’APBEF-B s’est tenue le 18 juillet 2019 au siège de l’APBEF-BF, avec plusieurs points à l’ordre du jour, notamment, le renouvellement des membres du Conseil exécutif.
A cet égard, notre mandat a été renouvelé pour deux ans. Pour nous et tous les membres du Conseil, c’est un devoir à poursuivre les actions engagées afin de consolider la position de l’APBEF-Burkina Faso sur l’échiquier national et sous- régional.
Comme vous le savez, notre Association professionnelle s’est transformée en une organisation dynamique. Je voudrais saluer le travail qui a été fait par mes prédécesseurs, notamment, le Président Cheick Travaly à qui j’ai succédé en 2017 ainsi que les actions pertinentes initiées par le Comité exécutif en toute collégialité avec les confrères Directeurs généraux et leurs collaborateurs.
Plusieurs chantiers majeurs ont été réalisés durant ce premier mandat, notamment :
Le renforcement de la capacité opérationnelle de la Direction exécutive de l’association ;
La redynamisation des commissions spécialisées ;
L’accompagnement du passage Bale II/III et du Plan comptable bancaire ;
L’organisation de la journée de l’Inclusion financière et de la première journée dédiée à la monétique ;
La finalisation et la signature de la convention collective du secteur bancaire ;
Le renforcement de la gouvernance au sein de l’APBEF-Burkina ;
La signature d’une convention de partenariat avec le Centre de formation de la profession bancaire à Nanterre en France ;

Le développement de la relation avec les partenaires.
Les banques du Burkina Faso sont engagées dans une rude épreuve de compétitivité. Elles font leur preuve et disposent d’atouts reconnus, tant dans les activités de financement que dans la banque de détail. Leur réussite est nécessaire à la croissance et à la création des emplois.
Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que le secteur bancaire se porte bien ; stratégique et porteuse d’avenir, l’industrie bancaire distribue le carburant de l’économie du Burkina pour alimenter la croissance et favoriser l’emploi.
Les établissements de crédit installés au Burkina Faso sont conquérants pour garantir le financement de l’économie, l’innovation, mais aussi la formation professionnelle.
Si le monde est volatile, la vitesse à laquelle il évolue m’enthousiasme et me pousse, nous pousse à être toujours plus agiles et attentifs au monde qui nous entoure.
Nos établissements de crédit sont parés à faire face à l’avenir et à en tirer le meilleur pour la croissance économique du Burkina mais également au bénéfice de la société au sens large.

Aujourd’hui, aucune banque n’est à risque ?
Notre métier est un métier à risque. Aucune banque au Burkina Faso n’est sous sanction de la Commission bancaire, donc conséquemment, aucune banque n’est à la marge de la règlementation bancaire. Je peux donc affirmer que sur les plans règlementaire et prudentiel, les banques du Burkina sont conformes. Effectivement, notre métier est un métier à risque, nous sommes les intermédiaires entre prêteurs et apporteurs de capitaux.
Nos banques ont montré, sur la durée, leur solidité et leur bonne solvabilité. Elles ont traversé bien des crises et constituent aujourd’hui un atout majeur de l’économie du Burkina Faso.

Quel est le chantier du mandat qui vous a le plus donné satisfaction ?
La négociation et la signature de la convention collective, au regard de son antériorité et vu ce que cela apporte à nos collaborateurs.
Le développement du capital humain est au cœur de la stratégie de nos établissements de crédit.
Ce chantier social a été pour nous un chantier très enrichissant, mais finalement, nous avons pu le faire aboutir avec la contribution appréciable des syndicats.
Le nouveau mandat du Conseil exécutif sera consacré au renforcement du service aux membres, au développement du partenariat et à la mise en place d’un centre de formation dédié au secteur bancaire et financier.

Quels sont les chantiers majeurs à venir ?
Pour cette année, nous avons la seconde journée Banque et Justice en préparation. Elle aura lieu courant septembre ; il y a également la concertation avec les autorités monétaires mais également avec la tutelle, à savoir le ministère de l’Economie et des Finances. Nous avons en projet de faire avant la fin de l’année, la 2e journée de la finance inclusive qui va réunir les banques, les assurances, le secteur de la microfinance, mais également celui des compagnies de téléphonie.
Pour se développer, les entreprises bancaires et financières ont besoin d’un environnement favorable ainsi que de l’accompagnement des pouvoirs publics. L’activité bancaire étant au cœur de l’économie, le développement économique du Burkina Faso est intimement lié à la performance de son secteur bancaire.

Interview réalisée par FW et NK


Le nouveau bureau de l’APBEF-B

Au terme de l’Assemblée générale, le bureau a été reconduit pour un mandat de deux ans, avec toutefois un remplacement. Il s’agit de Joël Touré, Directeur général de UBA et précédemment 3e vice-président. L’intéressé a rejoint un autre poste en Côte d’Ivoire, à la tête de Standard Bank.
Le nouveau bureau est composé comme tel :
Président : Martial K. Goeh-Akue, Directeur général de Orabank
1er vice-président : Abdoulaye K. Sory : Directeur général de Fidelis Finance
2e vice-président : Diakarya Ouattara : Directeur général de CBI
3e vice-président : Faustin Amoussou: Directeur général de BOA.

Commentaires
Numéro d'édition: 308

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.