Le présidium à la rencontre, avec le président du Club, Arnaud Bouhier (2e à droite) et le ministre Dabilgou (3e à droite). (DR)

Transport et mobilité : Opération de charme du ministre Dabilgou auprès des hommes d’affaires

Des membres du Club des hommes d’affaires franco-burkinabè se sont retrouvés le 23 mai 2019 en compagnie du ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou, avec qui ils ont échangé autour du thème « L’industrie des transports, un levier important dans la relance de l’économie nationale ».
Selon le schéma classique de ce traditionnel rendez-vous des membres du Club des hommes d’affaires franco-burkinabè, le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou, a fait un exposé qui a été suivi par les questions et autres interventions des participants. e ministre Dabilgou a fait savoir qu’il y a de l’argent dans le domaine des transports. Et dans sa communication, il s’est évertué à en convaincre les participants aux échanges. Aussi, pour lui, ce qui va marquer le monde concernant l’Afrique, ce ne sont pas les ressources du sous-sol, mais le nombre et la qualité des personnes qui vont habiter sur ce continent entre 2025 et 2050. Il est convaincu que l’Afrique est le lieu où vont se télescoper les destins contemporains, en termes de richesses naturelles, de consommation et aussi de jeunesse des populations. Face à ces enjeux, il faut prioriser les problèmes.
A en croire Vincent Dabilgou, entre 500 000 et 600 000 passagers fréquentent par an l’aéroport international de Ouagadougou. Ce qui est insuffisant, selon ses mots, et nécessite des investissements pour changer la donne au niveau du nouvel aéroport en chantier. Il a aussi fait savoir que les Burkinabè sont mobiles et ont en moyenne 3,5 déplacements par personne et par jour.
Considéré comme le pays de deux roues, le nombre de ces engins a été estimé à 2 millions par le ministre en charge des transports. Au cours de sa communication, le ministre Dabilgou a relevé que le secteur du transport était informel, il se fait de père en fils, d’où souvent une insuffisance de professionnalisme. Il tire la conclusion que ce secteur a besoin d’une ingénierie de transport : « On a besoin de professionnels », a-t-il lancé en expliquant que les hommes d’affaires peuvent s’intéresser à ce volet.
Dans le domaine du transport aérien, les hommes d’affaires franco-burkinabè ont été heureux d’apprendre du premier responsable du département des Transports qu’il existe un plan de relance de Air Burkina et que dans cet élan, le Conseil d’administration va ouvrir le capital aux privés. Il les a invités, de ce fait, à y prendre part.
A en croire le directeur de l’abattoir frigorifique de Ouagadougou, la viande coûte moins cher en Côte d’Ivoire qu’au Burkina Faso, à cause des moyens de transports. Dans ce sens, il a interrogé les responsables du secteur des transports : « Est-ce possible d’avoir quelques dessertes en faveur de la filière ? ».
Le ministre a fait comprendre que ce n’est pas uniquement en règlementant qu’on va limiter les accidents. Il faut un changement de comportement, il faut des aires de transit, des infrastructures routières adéquates…
Il y a aussi le transport en commun à développer. En rapport avec les opérations de car et de bus, il est ressorti que les opérateurs économiques n’ont pas été convenablement accompagnés par les banques. Il va falloir patienter encore pour prendre en compte les transports voyageurs.

Par BD

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Numéro d'édition: 301

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