L’usine de tomate va créer 500 emplois directs et plus de 15.000 emplois indirects. (DR)

SOFATO : Du concentré de tomate made in Burkina en 2020

• Portée par l’AJCEB dans la localité de Yako

• Le débit de l’usine, 90 tonnes par jour

• Le financement sera assuré par l’actionnariat populaire

La première boîte de tomate SOFATO made in Burkina sera sur le marché au plus tard le 1er février 2020. C’est la promesse faite par la Société Faso Tomate (SOFATO) à travers son usine qui sera implantée à Yako, grâce à l’actionnariat populaire. Pour avoir plus d’informations, L’Economiste du Faso a rencontré Aziz Nignan, Secrétaire général des jeunes commerçants et entrepreneurs du Burkina (AJCEB), porteur du projet et Directeur du projet SOFATO.
L’Economiste du Faso : Qu’est-ce qui justifie la mise en œuvre d’un tel projet ?
Aziz Nignan, Secrétaire général des jeunes commerçants et entrepreneurs du Burkina (AJCEB), porteur du projet et Directeur du projet SOFATO: Etant des jeunes hommes d’affaires, nous avons remarqué que le taux d’industrialisation du pays a baissé. Pourtant, l’industrialisation est une solution à la lutte contre le chômage parce qu’elle crée plusieurs emplois. Une usine crée des emplois sur toute la chaîne de production. C’est pour cela que l’AJCEB a décidé de créer l’usine de transformation de la tomate, vu que nos populations peinent même à écouler leurs productions. D’où la naissance de la Société Faso Tomate (SOFATO) qui sera implantée à Yako, dans la région du Nord. Le capital social de la société a été évalué à 1,7 milliard FCFA. La première boîte de tomate SOFATO made in Burkina sera sur le marché au plus tard le 1er février 2020.

Pourquoi le choix de Yako ?
Dans un rayon de 100 Km autour de Yako, on dispose de la matière première. Nous avons les sites de production de la tomate de Titao, de Gourcy, de Ouahigouya, de Dy, autour du barrage Oumarou Kanazoé de Yako, etc. C’est vraiment pour se rapprocher de la matière première.

Comment comptez-vous mobiliser le capital?
Nous sommes à la recherche du capital de 1,7 milliard FCFA. Nous avons été inspirés par de bons exemples à travers nos multiples voyages du système de développement que l’on appelle actionnariat populaire que nous voulons inculquer aux Burkinabè. Il faut que les Burkinabè comprennent qu’ils sont eux-mêmes acteurs du développement du pays.
Premier du genre au Burkina Faso, l’actionnariat populaire est un modèle de réussite dans les pays développés.
Il s’agit d’ouvrir le capital social à la souscription publique. Au total, 340.000 actions disponibles seront distribuées. Le coût d’une action est de 5.000 F CFA. Une seule personne ne peut prendre plus de 1.000 actions, donc une mise maximum de 5 millions FCFA.
Les banques accompagnent difficilement ces genres d’initiatives. L’État aussi peine à relancer les industries. Nous avons estimé que le modèle asiatique qui consiste à lever les fonds auprès des citoyens pour leur propre développement socio-économique peut être appliqué au Burkina Faso. L’actionnariat populaire est d’ailleurs un héritage du Président Thomas Sankara, repris dans le programme politique de Laurent Bado qui veut que nul ne peut se développer sans lui-même.

Quelles sont les retombées d’un tel projet pour le Burkina ?
En fin d’année, chaque actionnaire recevra des dividendes par rapport à ses actions. Ce projet va créer 500 emplois directs et plus de 15.000 emplois indirects. Il facilitera l’écoulement de la production de plus de 100.000 producteurs sur le territoire national. Le débit de l’usine prévoit un traitement prévisionnel de près de 90 tonnes de tomates par jour. Pour atteindre cet objectif, la société prévoit d’accompagner techniquement et financièrement 500 producteurs afin d’accroître leur production pour qu’ils couvrent le besoin annuel de matières premières de la SOFATO. La société compte installer des points focaux dans les régions du Burkina pour la collecte de la matière première. Il est prévu la transformation sur place de la tomate en purée avant que des camions frigorifiques n’assurent le transport vers l’usine à Yako. SOFATO va permettre au pays de relancer le secteur industriel avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 7,800 milliards FCFA pour la première année.
La participation à la réalisation de ce projet est un acte patriotique et aussi économique.
Pour souscrire aux actions de la société FASO TOMATE, utilisez votre compte orange money: tapez *144*4*1*5319363* montant de la souscription # OK ou procédez par virement bancaire sur compte bancaire à la Banque agricole du Faso.

Interview réalisée par Elie KABORE


Présentation de l’AJCEB

L’AJCEB est un regroupement de jeunes hommes d’affaires dans un souci de défendre les intérêts des membres et de promouvoir les différents secteurs d’activités. En 03 ans d’existence, l’amical regroupe plus de 1.800 membres, titulaires de registre de commerce et de numéro IFU sur le territoire national. L’AJCEB a déjà mené plusieurs activités. Chaque année, l’amical organise un forum sur un thème précis et assure des formations trimestrielles. Près de 600 personnes ont déjà bénéficié des formations et 37 personnes ont été accompagnées sur les fonds propres de l’amical. Les thèmes des formations varient en fonction des besoins du moment des membres. Nous avons eu des formations en recherche de financement, en éducation financière, en art de créer son entreprise, etc. Les financements sont internes et hebdomadaires. Cet argent sert à financer les membres pour la réalisation de leurs projets, ou pour le dédouanement de marchandises en Douane, etc. Le remboursement se fait avec un faible taux d’intérêt.

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Numéro d'édition: 297

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