Aide publique au développement Les taux de décaissement n’atteignent pas 50%

• Pour les prêts à la date de clôture initiale dans les pays du G5Sahel

• Des causes qui naissent souvent avant la signature des accords

• Des problèmes de passation de marché

QUELLES sont les capacités des pays membres du G5 à absorber les flux financiers et quelles sont les causes des délais de décaissement?

C’est pour répondre à cette question que la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) a organisé du 25 au 26 mars 2019, un atelier à Ouagadougou. Les séances de travail auxquelles L’Economiste du Faso a pris part ont porté sur l’analyse des flux financiers pour le développement des pays membres du G5 Sahel. Des restitutions des travaux, il ressort que les taux de décaissement des projets sont relativement bas à la date de clôture initiale, surtout pour les prêts où dans les pays, à l’exception du Tchad, ces taux n’atteignent pas 50% (Cf. tableau 1).

Un certain nombre de préoccupations soulevées par les pays sont récurrentes et ont un impact certain sur l’exécution des différents projets avec pour corollaire, un niveau bas des taux de décaissement.

Les causes évoquées naissent à différentes étapes du cycle de vie des projets et peuvent être regroupées selon qu’elles apparaissent: sur la période de la vie du projet allant de la préparation jusqu’à l’entrée en vigueur; sur la période de son exécution après l’entrée en vigueur d’autre part.

Avant la signature des accords

La cause principale évoquée pour justifier la faible performance des projets: mauvaise qualité de la préparation des projets due à une faiblesse de leadership du gouvernement qui conduit à une insuffisante implication des structures publiques; une faiblesse des capacités institutionnelles pour la formulation et le suivi des programmes de développement; l’absence d’intérêt de la partie nationale à cette phase de la vie du projet.

Cette situation conduit à conclure les négociations des projets:

Sans l’existence des études techniques fiables;

Avec des programmations des contre- parties nationales mal évaluées qui ne tiennent pas compte des capacités réelles des pays;

Sans la prise en compte et/ou l’absence d’anticipation de prise en charge des questions de sauvegarde environnementales et sociales;

Avec un dispositif et un ancrage institutionnels souvent remis en cause au moment de l’exécution.

Pendant l’exécution des projets

A cette étape, deux principales

contraintes sont mises en exergue. Il s’agit des problèmes de passation des marchés et des problèmes de contreparties nationales.

D’autres causes sont évoquées souvent pour expliquer les lenteurs o––bservées qui impactent sur les délais et la faiblesse des décaissements: le faible suivi des ministères des projets placés sous leur tutelle; la faible coordination des départements et leur faible implication dans les activités des projets; la faible capacité de certains secteurs.

NK

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Numéro d'édition: 292

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