Société d’égrenage de coton biologique : Le chantier est à un taux de réalisation de 55%

• Promouvoir le coton bio

• Augmenter le revenu des productrices

• Un projet de 12 millions de dollars US

Fin 2019, c’est la date à laquelle devront sortir les premières balles de coton bio de la société d’égrenage de coton biologique (SECOBIO) basée sur l’actuel site de la société des fibres et textiles du Burkina Faso (SOFITEX) à Koudougou.
Afin que cette date soit respectée, le gouvernement ne cesse d’accélérer les visites de contrôle de la SECOBIO en phase de construction. La dernière visite en date a été dans la matinée du jeudi 14 février 2019, visite effectuée par le ministre du Commerce d’industrie et d’artisanat, Harouna Kaboré.
Cette visite est lui a permis de constater l’état d’avancement du chantier, qui est de 55%. A 10 mois de la fin de l’échéance, Harouna Kaboré s’est dit satisfait de l’évolution des travaux, car, le bâtiment administratif, le magasin de stockage, le poste de pesage etc., sont sortis de terre et la charpente métallique de ce qui va constituer l’usine est actuellement en construction à Bobo-Dioulasso.
Selon le ministre, l’entreprise promet la fin de tout ce qui est bâtiment pour fin mai et ensuite place au montage de l’usine.
Il a encouragé les différentes équipes techniques à redoubler d’effort car dit-il, il est impératif que les travaux finissent dans le délai indiqué. Le ministre a rappelé la vision du gouvernement burkinabè dans la valorisation, la production et la transformation du coton bio. «Le coton bio est une production qui est en majorité réalisée par les femmes et les jeunes, et nous avons constaté qu’il y avait une baisse de la quantité produite, parce qu’après la production, l’usine d’égrenage de coton bio n’existait pas et cela freinait l’élan de ceux qui intervenaient dans le domaine. De ce fait, la mise en place d’une usine d’égrenage devenait indispensable», a-t-il fait savoir.
Pour que cette usine d’égrenage puisse voir le jour, le gouvernement est accompagné dans ce projet par l’Union nationale des producteurs du coton du Burkina (l’UNPCB) qui détient 51,02% du montant du capital.


En plus des 300.000.000 FCFA de fonds propres à mobiliser, l’UNPCB bénéficie d’une subvention de CRS pour l’achat des équipements à hauteur de 700.000.000 FCFA. Le président de l’UNPCB a eu du mal à contenir sa joie à la vue de l’avancement des travaux. «Je me réjouis de voir que nous les producteurs et surtout les productrices du coton bio vont avoir enfin une usine d’égrenage spécialement dédiée au coton bio. Avec cette nouvelle usine, nos revenus en fin de récolte vont se multiplier», a-t-il mentionné.
La SOFITEX, également partenaire du projet détient 48,98% du montant du capital. Ce projet a pu voir le jour grâce au projet dénommé «Revenue Through cotton livelihoods, trade, and equity» en abrégé RECOLTE de CRS/Burkina Faso financé par le Département de l’Agriculture des Etats unis d’Amérique (USDA) pour une durée de 5 ans (2013-2018) et d’un montant de 12 millions de dollars US. Le directeur du projet RECOLTE/CRS, Kamisokho Boubacar s’est réjouit de voir que cette usine va permettre de développer la chaîne de valeur du coton biologique au Burkina Faso.

Ambèternifa Crépin SOMDA

Commentaires
Numéro d'édition: 286

One comment

  1. Bonjour,
    L’usine produira-t-elle également des tissus en coton bio?

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