Guéguèrre

Les céréaliers ont le sourire. Pour les cotonculteurs, ce n’est pas exactement le même scénario. La production a connu une baisse de l’ordre de 28%. C’est un manque à gagner pour les acteurs de la filière en cette saison 2017-2018. L’inquiétude des observateurs réside dans le fait qu’avec une pluviométrie relativement bonne, l’on ait assisté à une telle contreperformance.
C’est le lieu d’en identifier les vraies raisons et surtout de leur adresser les solutions les plus adaptées. Si cet exercice n’est pas fait sereinement, ce sera difficile d’arrêter cette spirale.
Le retour au coton conventionnel n’avait pas besoin de ces mauvais résultats. Ils entretiennent la division entre les producteurs à propos de l’opportunité ou pas d’avoir renoncé au coton Bt, alors que le débat devrait porter sur comment se réapproprier le coton conventionnel, optimiser la production afin que chaque acteur en tire un bénéfice de façon durable. Le retour au coton Bt ne sera envisageable que dans la mesure où les sociétés cotonnières et l’Etat auront donné leur quitus. Leur quitus sera basé sur la qualité et la longueur de la fibre, gage d’une vente au meilleur prix sur le marché international.
Et aucun signe d’un retour à court terme au coton Bt ne pointe encore à l’horizon. Pour le moment, la Sofitex, la plus importante société du secteur, vient de recevoir le quitus du pool bancaire international. Ce pool a mis à sa disposition, 42,6 milliards FCFA pour la campagne 2018-2019. Le pool bancaire national, lui, s’est engagé pour un montant de 52 milliards pour des projections de productions de pas moins de 836 mille tonnes, soit une hausse de près de 37% par rapport a 2017 /2018. Des prévisions qui se basent, entre autres, sur les effets induits de l’entrée en vigueur de l’assurance récolte pour couvrir les risques agricoles. Nouvelle expérience.

Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 284

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