Les officiels à la cérémonie d’ouverture de l’atelier

Protection du consommateur : La CEDEAO renforce le mécanisme

• Un cadre réglementaire validé à Ouagadougou

• Permettant aux associations des consommateurs

• D’être représentées dans les organes de l’infrastructure qualité régionale

La CEDEAO a organisé, du 19 au 21 novembre, à Ouagadougou, un atelier de validation d’un cadre réglementaire communautaire pour la protection du consommateur et d’un mécanisme pour la représentation des consommateurs dans les organes de l’infrastructure qualité de la Communauté économique des Etats l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Charles Eugène Nabollé, conseiller technique représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, à la cérémonie d’ouverture. (DR)

L’atelier, qui s’est ouvert le 19 novembre, avait comme objectif principal le renforcement du mécanisme de protection des consommateurs en Afrique de façon générale, et dans l’espace communautaire en particulier. Pour ce faire, au cours des travaux, les participants venus des pays membres de la CEDEAO ont validé le cadre réglementaire communautaire pour la protection du consommateur et le mécanisme pour la représentation des consommateurs dans les organes de l’infrastructure qualité de l’institution.
«Du présent atelier, il est attendu que vous validiez le projet de cadre réglementaire communautaire élaboré conformément au guide de l’ONU pour la protection des consommateurs et le mécanisme de désignation des représentants des associations de consommateurs, et que vous soyez sensibilisés à la plateforme et soyez capables de l’utiliser», avait indiqué, du reste, Charles Eugène Nabollé, conseiller technique représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, à la cérémonie d’ouverture.

Le commissaire de la CEDEAO chargé de l’industrie et de la promotion du secteur privé, Mamadou Traoré, a précisé qu’«il s’agit de proposer un environnement plus adapté aux activités des organismes indépendants qui œuvrent pour la protection des droits des consommateurs». (DR)

616 normes nationales ont été adoptées, dont 487 ont été rendues d’application obligatoire; et cela, dans le but de protéger efficacement le consommateur et améliorer la compétitivité des entreprises, a indiqué le représentant du ministre.
Le commissaire de la CEDEAO chargé de l’industrie et de la promotion du secteur privé, Mamadou Traoré, a, pour sa part, précisé qu’«il s’agit de proposer, d’une part, un environnement plus adapté aux activités des organismes indépendants qui œuvrent pour la protection des droits des consommateurs et sont régulièrement à l’origine d’actions visant à informer ou à protéger les consommateurs que nous sommes et, d’autre part, un mécanisme permettant aux associations des consommateurs de la région d’être représentées dans les organes de l’infrastructure qualité régionale ». A l’en croire, l’élaboration de ce cadre entre en droite ligne de la Politique qualité de la CEDEAO (Ecoqual) adoptée en 2013 par les chefs d’Etat et de gouvernement. Aussi, elle vise à assurer la compétitivité économique de la région à travers la fourniture de biens et services de qualité et de classe mondiale, et la protection appropriée des consommateurs et une préservation de l’environnement, pour un développement durable.

La représentante-résidente de l’ONUDI au Burkina Faso, Safyatou Ba, a estimé que cet atelier est une «démarche anticipative». (DR)

 

La représentante-résidente de l’ONUDI au Burkina Faso, Safyatou Ba, a estimé que cet atelier est une «démarche pour anticiper les éventuels problèmes de qualité de produits de grande consommation qui seront issus de la production locale et des importations d’origines diverses».
Elle a rappelé que l’atelier entre dans le cadre du programme Systèmes qualité de l’Afrique de l’Ouest, et que la structure qu’elle représente est chargée de sa mise en œuvre, sur un financement de l’Union européenne.

 

 

 

 

Par BD


Le PSQAO en bref

Le Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest (PSQAO) est un programme d’appui à la Politique qualité de la CEDEAO dénommée ECOQUAL. Il est financé par l’Union européenne à hauteur de 12 millions d’Euros et mis en œuvre par l’Organisation des Nations-Unies pour le développement industriel (ONUDI).
Après une première phase réussie du PQAO qui a duré 5 ans (2001-2005), c’est la deuxième phase (2007-2012) avec des résultats tangibles suivis de l’adoption d’une politique régionale et de politiques nationales de la qualité, la définition d’un schéma régional d’infrastructure qualité, l’adoption de normes régionales, l’accréditation de 21 laboratoires d’essais/étalonnages selon les normes ISO/IEC 17025 et ISO 15189, la certification de 20 entreprises selon les normes ISO 9001/ISO 22000, l’équipement de laboratoires de métrologie et la formation de plus de 4.000 membres du personnel de laboratoires, etc.
Depuis novembre 2014, est mis œuvre une troisième phase qui a évolué sous le nom de Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest (PSQAO) avec pour principal objectif le renforcement de l’intégration économique régionale et commerciale de l’Afrique de l’Ouest par la création d’un environnement propice au respect des règles du commerce international et des réglementations techniques.

Commentaires
Numéro d'édition: 275

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.