La Banque mondiale attire l’attention des dirigeants sur la soutenabilité de la dette publique.(DR)

Africa’s Pulse 2018 : Relative stabilité en Afrique subsaharienne

Dans son dernier rapport sur la situation des économies en Afrique subsaharienne publié le 3 octobre 2018, la Banque mondiale décrit une situation stable, définie par une conjoncture économique en plein redressement. L’Afrique subsaharienne est, en effet, la région qui devrait observer un taux de croissance moyen de l’ordre de 2,7% en 2018, soit une légère augmentation par rapport à 2017. En 2017, sa notation Africa’s Pulse affichait un léger rebond comparativement à 2016. La croissance s’était affichée à 2,6%.
Il ressort de ce rapport que le ralentissement observé tient en partie à une conjoncture internationale moins favorable à la région, explique la Banque mondiale. Elle se présente par des échanges mondiaux et une activité industrielle qui s’essoufflent, marqués par la chute des cours des métaux et des produits agricoles. Ce, en raison des inquiétudes liées aux tarifs douaniers et à une demande plus incertaine. En outre, la baisse de la production pétrolière en Angola et au Nigeria a neutralisé la hausse des prix du pétrole et, en Afrique Sud, la faible croissance de la consommation des ménages a été exacerbée par la contraction de l’activité agricole. Toute chose qui a entrainé le ralentissement de la repise en Afrique subsaharienne. L’activité économique est restée solide dans les pays à forte croissance, peu dotés en ressources naturelles, tels que la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Rwanda. Toutefois, le rapport indique que la dette publique est restée à un niveau élevé et continue d’augmenter dans certains pays. La Banque mondiale souligne à ce propos que la viabilité de cette dette publique risque d’être compromise par l’affaiblissement des monnaies et la hausse des taux d’intérêt, associés à la modification de la composition de la dette. L’institution met, à ce propos, en garde contre les risques de dérapages budgétaires, de confits et de chocs climatiques. Pour l’Economiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufack, «pour accélérer et soutenir une dynamique de croissance inclusive, les responsables politiques doivent continuer de donner la priorité aux investissements qui privilégient le capital humain, limitent les risques d’une mauvaise allocation des ressources de l’Etat et stimulent la productivité». Africa’s Pulse est un rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse la conjoncture économique africaine.

BS

 

Commentaires
Numéro d'édition: 270

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.