Editorial

Immobilier

Il fallait bien un jour sortir de la torpeur dans laquelle se sont installés les projets immobiliers de la ZACA (Zone d’activités commerciales et administratives) et de la zone A de Ouaga 2000 ! Les attributaires de la zone de ZACA ont eu droit à un mois d’ultimatum ; tandis que ceux de la zone A de Ouaga 2000 ont trois mois, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre, pour mettre en valeur leurs terrains. Au moment où le ministère déclenchait cette procédure, seulement 25% de terrains étaient aménagés sur le site de la ZACA, et à peine 30% sur le second site ; et cela, plus de vingt ans après les premières attributions. Les attributaires, personnes physiques ou morales, se sont assis sur leurs titres de propriété, oubliant que ces zones étaient assorties de cahiers des charges comportant des délais d’investissements pour changer le visage de la capitale. Les premiers résultats sont visibles. Quelques détenteurs de parcelles ont pris la menace de retrait au sérieux et s’activent ne serait-ce qu’à déblayer ou à clôturer leurs fonds. On ne peut pas s‘attendre à plus que cela, vu les délais impartis. On a cru comprendre dans les propos du secrétaire général du ministère de l’Habitat que cette sortie du gouvernement visait plus à amener les détenteurs de parcelles à sortir du bois qu’à investir sur les parcelles car, en 20 ans, certaines parcelles ont dû passer entre les mains de plusieurs propriétaires. Si l’objectif est vraiment de susciter des investissements, les résultats ne sont pas exceptionnels dans la zone ZACA. Et, on n’en attend pas mieux en fin décembre dans la zone A de Ouaga 2000. Il faudrait alors engager la seconde phase : celle de la procédure de retrait des parcelles non mises en valeur. Et c’est là que se trouve le piège dans ce dossier, parce que l’opération de retrait, même si elle est très attendue par l’opinion publique, va voir le ministère engager de longues et coûteuses procédures administratives et judiciaires pour des résultats incertains.

Abdoulaye TAO

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