La Conférence au Sommet de la 7ème session du Traité d'Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d'ivoire

TAC 2018: Ivoiriens et Burkinabè se sont concertés

• Projets d’autoroute, du chemin de fer et de l’énergie

• Timis absent, mais pas la Chine

Yamoussoukro a abrité, du 23 au 27 juillet 2018, le 7e Traité d’amitié de coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Le TAC se veut un symbole de la coopération et de la fraternité entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Il est une instance de décision politique pour une action commune des 2 pays. Il œuvre au rapprochement des peuples, suscitant des initiatives concrètes et opérationnelles à vocation bilatérale, sous-régionale et africaine. Les travaux de cette 7e édition du TAC se sont déroulés en 3 étapes. Ils ont débuté par la réunion des experts, les 23 et 24 juillet 2018, autour des points inscrits à l’ordre du jour de la conférence. Le TAC s’est poursuivi le 26 juillet 2018 par le Conseil conjoint des 2 gouvernements. Ce Conseil a été co-présidé par les Premiers ministres Amadou Gon Coulibaly de la Côte d’Ivoire et Paul Kaba Thiéba du Burkina Faso. L’activité phare a été la conférence au sommet, co-présidée par les présidents Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré, le 27 juillet 2018, à Yamoussoukro. Au cours de cette conférence, les 2 présidents ont examiné l’état de mise en œuvre des décisions et des recommandations issues de la 6e conférence au sommet du TAC tenue à Ouagadougou en juillet 2016.
Quels sont les grands sujets à l’ordre du jour de cette 7e conférence ?
La construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou figurait en bonne place de ces sujets. En rappel, le coût du projet avait été estimé à 2.200 milliards de FCFA. D’une longueur de 1.100 km, le tronçon, sur la partie ivoirienne, mesure 500 km, et 600 km se retrouvent sur la partie burkinabè. Les travaux devraient être achevés en fin 2020. Le second important sujet concernait la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao. D’un coût estimé à 262 milliards de FCFA, avec le retrait par l’Etat burkinabè du permis d’exploitation du manganèse de Tambao au groupe Timis, la réalisation de ce projet prend une autre tournure, surtout que la Chine populaire s’intéresse au projet.
La coopération entre les services de sécurité des 2 pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme a aussi été abordée. L’approvisionnement régulier du Burkina Faso en énergie électrique et en hydrocarbures par de la Côte d’Ivoire a été un des sujets de cette édition du TAC ; tout comme la mise en place du fonds dédié à la jeunesse, à la femme et à la jeune fille. Sur ce dernier point, les jeunes lauréats ont reçu leurs fonds d’un montant total de 200 millions de FCFA, soit 100 millions pour chaque pays. Instauré depuis 2008, le TAC a enregistré plus de 70 accords signés.


Tenue du 1er forum des hommes d’affaires ivoiro-burkinabè

En marge du 7e TAC, il s’est tenu à Yamoussoukro le premier forum économique réunissant des hommes d’affaires ivoiriens et burkinabè autour du thème «Développement des partenariats entre les secteurs privés ivoiriens et burkinabè : opportunités et défis». Ce forum a évoqué des sujets comme la facilitation des échanges et du transport routier entre les deux pays. A cette occasion, le Premier ministre burkinabè a invité les entreprises ivoiriennes à investir au Burkina.

JB

Commentaires

Numéro d'édition: 263