Club des hommes d’affaires: Comment concilier affaires et menace sécuritaire ?

• Les ministres du Commerce et de la Sécurité rassurent !

• Des mesures pour sécuriser les différents lieux

• Et minimiser les attaques terroristes

Le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè est constitué de patrons d’entreprises (98 entreprises en 2015) à parité égale entre Français et Burkinabè. (DR)

Le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè s’est réuni ce 5 juillet 2018, à Ouagadougou, autour des ministres du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, et de la Sécurité, Clément P. Sawadogo, pour encore échanger sur la menace terroriste et le climat des affaires. Les deux ministres ont rassuré les hommes d’affaires que le gouvernement a déjà pris des mesures, et des engagements sont en cours d’exécution afin de leur permettre de toujours compter sur ce pays. Malgré la menace terroriste, des hommes d’affaires intègrent toujours le Burkina Faso. Avant de commencer les échanges directs avec les deux ministres, le club des hommes d’affaires a accepté trois nouveaux adhérents en son sein. Le ministre du Commerce a les rassurés de la disponibilité du gouvernement à faciliter leurs activités au pays des Hommes intègres. De nouvelles zones industrielles, un nouveau Code de l’investissement, une nouvelle formule plus accessible pour la création d’entreprises sont en train d’être mis en place, selon le ministre Harouna Kaboré. Pour lui, le chômage est le terreau fertile de recrutement de terroristes. Le gouvernement a donc mis en avant «le développement de l’activité économique en facilitant l’accès au financement, le renforcement des PME/PMI, l’accompagnement du secteur privé, la sécurisation des manifestations économiques, la sécurisation des industries et des données informatisées, etc.» afin de réduire la possibilité de recrutement de terroristes. «La lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes est un travail collégial, et les acteurs du secteur privé exerçant dans le domaine de la sûreté-sécurité ont une partition importante à jouer», explique le représentant de BBS Holding, groupe de sécurité privée ayant sponsorisé la cérémonie, Francis Bandré. Une belle introduction pour le ministre de la Sécurité, Clément Pingdwendé Sawadogo, pour qui toutes les grandes entreprises doivent avoir un réflexe de sécurisation de leurs enceintes par l’installation de «barrages» afin de minimiser l’impact en cas d’attaques. Il a, dans une communication «réservée», expliqué les mesures qui sont en train d’être prises par son département pour sécuriser davantage les différents lieux et les mesures préventives pour minimiser les attaques terroristes. Il s’agit, notamment, de la mise en place du centre unifié de gestion de crise pour préparer les ripostes en cas d’attaques, le renforcement des capacités opérationnelles des forces, la protection des zones industrielles, des lieux de cultes, des sites stratégiques, le suivi des prêches dans les lieux de culte et la surveillance des personnes suspectes. Le ministre de la Sécurité a rassuré les hommes d’affaires qu’ils peuvent «travailler au Burkina Faso dans la quiétude. Même si le risque n’est pas zéro, cela ne les empêchera pas de travailler».


Les grands objectifs du CHAFB

Le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè est constitué de patrons d’entreprises (98 entreprises en 2015) à parité égale entre Français et Burkinabè. Les entreprises représentées au sein du club sont parmi les plus importantes du pays en termes de chiffre d’affaires (plus de 250 milliards de FCFA) et de création d’emplois.
Selon les statuts du club, ses objectifs sont :
•«Développer les liens amicaux et socioprofessionnels entre les hommes d›affaires français et burkinabè»
•«Faciliter la connaissance et la communication mutuelles entre les opérateurs économiques français et burkinabè en vue de l›instauration d›un partenariat commercial et industriel de type nouveau»
•«Permettre des échanges d›expériences par l›organisation et la participation à des foires et des voyages d›affaires»
•«Faciliter l›accès à l›assistance technique»
•«Encourager et faciliter le compagnonnage».
L’adhésion au club est ouverte à toute personne dirigeant une société commerciale ou industrielle, établissement et organisme privé ou étatique, Français ou Burkinabè.

Source : CHAFB

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Numéro d'édition: 261

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