Finances-Bourse

Glossaire de l’économie

Apprendre la bourse
Les matières premières
L’orge
L’offre
Quatrième céréale cultivée dans le monde (loin derrière le blé, le maïs et le riz), l’orge a une production nettement concentrée sur une zone allant de l’Europe à la Russie et est utilisée pour la nourriture du bétail et pour l’élaboration du malt. La production est exportée à hauteur de 12% sur les marchés internationaux.
La demande
On distingue deux qualités d’orge : d’un côté l’orge fourragère, destinée à l’alimentation animale, qui représente environ 70 % de la production mondiale ; et de l’autre, l’orge brassicole. De meilleure qualité, cette dernière est utilisée pour produire du malt, matière première de la bière et du whisky. La demande en orge brassicole dépend essentiellement de la consommation mondiale de bière, en nette progression ces dernières années, notamment en Asie. La Chine est désormais le premier producteur mondial de bière.
L’évolution
La production mondiale d’orge, après deux années exceptionnelles, a chuté en 2010-2011, du fait de la grande sécheresse de l’été 2010 dans les pays de la Mer Noire. La récolte 2011-2012 devrait être meilleure, malgré un temps très sec au printemps dernier dans l’Union européenne, où une partie de l’orge brassicole a été déclassée en orge fourragère. La baisse des volumes dans l’UE pourrait profiter à l’Argentine et à l’Australie, dont les bonnes récoltes pourront être exportées. La Russie, de son côté, a repris ses livraisons, après un an d’interruption suite à la mauvaise récolte 2010-2011. Les stocks de fin de saison devraient de nouveau diminuer lors de la campagne 2011-2012, pour s’établir à 21,95 millions de tonnes, soit une baisse de 58% en deux ans.

 



Glencore: une enquête pour corruption et blanchiment en Afrique

Le ministère américain de la Justice a adressé une assignation à Glencore ; géant des matières premières basé en Suisse ; le 2 juillet dernier, de produire divers documents dans le cadre d’une enquête portant sur le respect des règles américaines en matière de corruption et de blanchiment d’argent en Afrique et en Amérique du Sud.
L’affaire porte sur les activités de Glencore au Nigeria, en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) et au Venezuela, de 2007 à ce jour. Le groupe se trouve déjà dans le viseur du régulateur britannique et suisse. L’assignation oblige Glencore à produire des documents prouvant le respect par la société de Baar des lois anticorruption et contre le blanchiment d’argent, a précisé l’entreprise dans un bref communiqué. En mai, l’agence Bloomberg avait rapporté que l’autorité anticorruption britannique (Serious Fraud Office, SFO) était sur le point d’ouvrir une enquête officielle sur les activités de Glencore en RDC. L’enquête porterait en particulier sur les relations du groupe zougois avec l’homme d’affaires israélien Dan Gertler et ses contacts entre les dirigeants du pays. Il a été mis en cause dans des enquêtes pour corruption par les autorités américaines et britanniques. Les Etats-Unis lui ont infligé une sanction en décembre dernier. La RDC a, par ailleurs, promulgué le 9 mars un nouveau code minier instaurant une redevance de 10% sur les métaux «stratégiques» extraits du sous-sol du pays d’Afrique centrale, contre 2% précédemment. Glencore, à l’instar d’autres multinationales minières, négocie depuis, âprement, avec le pouvoir congolais et s’est notamment retiré de la Fédération des entreprises congolaises (FEC) afin de protester contre les lacunes de ces dernières en matière de protection de ses intérêts. Fin 2017, l’ONG Public Eye a déposé une dénonciation pénale auprès du Ministère public de la confédération (MPC) concernant les activités de Glencore en RDC. La procédure doit déterminer si le groupe a failli à prévenir des comportements illicites.

Commentaires
Numéro d'édition: 260

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.