L’Ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Jean Lamy. (DR)

Amélioration de la gouvernance: Un programme d’appui à la gestion publique et aux statistiques lancé

• D’un montant de 10 milliards de FCFA

• Financé par l’Union européenne

• Pour une mise en œuvre opérationnelle durant 5 ans

Près de 150 acteurs représentant les différentes structures gouvernementales, les institutions en charge du contrôle externe, la société civile et les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont pris part, le mardi 3 juillet 2018, au lancement officiel du Programme d’appui à la gestion publique et aux statistiques (PAGPS).
Initié par le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, en partenariat avec l’Union européenne, ce programme entend consolider les acquis et corriger les faiblesses constatées dans la gestion publique. Pour les acteurs réunis au lancement du PAGPS, l’objectif à la clé est l’efficacité des politiques publiques et de la gestion des moyens de l’Etat burkinabè. La convention pour la mise en œuvre de ce programme d’amélioration du secteur de la gouvernance du Burkina Faso a été signée entre le Burkina et la Commission européenne, le 7 décembre 2016, à Paris, dans le cadre du 11e FED, en marge de la conférence des partenaires sur le financement du Plan national de développement  économique et social (PNDES). Financé à hauteur de 10 milliards de FCFA par l’Union européenne pour une mise en œuvre opérationnelle durant 5 ans, le PAGPS vise, selon la secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Economie, Pauline Zouré, à améliorer l’efficacité des politiques publiques et de la gestion des moyens de l’Etat. Et ce, à travers la promotion d’une gestion saine des finances publiques et le renforcement du système statistique national. Le PAGPS comprend deux sous-programmes : le sous-programme «Finances publiques» dont la mise en œuvre a débuté en janvier 2018. Ce sous-programme ambitionne de promouvoir une gestion saine des finances publiques en soutenant la convergence vers les normes régionales. Quant au sous-programme «Statistiques», il a débuté ses activités en décembre 2017 et vise à contribuer au renforcement du Système statistique national (SSN) et à l’atteinte des prévisions macroéconomiques. L’une des spécificités du PAGPS réside dans son ouverture à de nouveaux domaines tels que la comptabilité-matières et la modélisation macroéconomique. C’est donc dans le but de faire connaitre ce nouveau programme à l’ensemble des acteurs pour une mise en œuvre réussie des activités devant permettre d’atteindre les objectifs que le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a initié la présente rencontre. Pour Pauline Zouré, il s’est agi de présenter les objectifs du PAGPS, ses composantes, ses parties prenantes, ses résultats attendus, le dispositif de pilotage, ses modalités de mise en œuvre, ainsi que les résultats obtenus durant les premiers mois d’exécution. A cet effet, la rencontre s’est déroulée sous forme de deux panels. Le premier panel qui avait pour thème «Les contributions de la comptabilité des matières à la bonne gouvernance économique et à la fiabilité publique» a permis aux participants d’échanger sur la transparence et la gestion du patrimoine de l’Etat et des autres biens, la réédition et la fiabilité des comptes publics. Avec pour thème «La réorganisation du système statistique national pour un meilleur suivi-évaluation des politiques publiques de développement au Burkina Faso», les discussions dans le cadre du second panel ont porté sur les réformes statistiques à mener afin de produire des données de qualité pour le suivi du PNDES et des ODD. De ces échanges, les participants ont reconnu la nécessité de consolider et d’harmoniser les réformes en matière de gestion des deniers publics, la nécessité de rendre opérationnelle la comptabilité des matières de l’Etat ; gage de la fiabilité et de la sincérité de la compatibilité patrimoniale de l’Etat. Aussi, ils ont souligné l’importance du rôle et de la place de compatibilité de l’Etat dans la gouvernance des finances publiques. «Nous allons explorer de manière approfondie ces pistes d’orientations pour une efficacité et un plus grand impact de l’action publique», a assuré la secrétaire d’Etat qui a invité les responsables du PAGPS et l’ensemble des acteurs à jouer pleinement leur rôle pour une mise en œuvre réussie du programme.

 


L’appui de l’Union européenne

A travers le PAGPS, explique l’Ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Jean Lamy, l’Union européenne appuie le gouvernement dans la finalisation et la mise en œuvre de son plan d’actions intégré de la gestion des finances publiques. Ce plan inclue l’ensemble des acteurs, y compris les institutions en charge du contrôle externe, le Parlement, l’Autorité supérieur de contrôle d’Etat, la Cour des Comptes. Le PAGPS touche donc, selon Jean Lamy, le cœur de l’action publique, à savoir le financement des politiques publiques et la mesure des résultats atteints par ces mêmes politiques. Des éléments fondamentaux qui contribuent au développement du Burkina. Persuadé que les réformes en matière de gestion publique sont souvent difficiles, Jean Lamy a rassuré que l’Union européenne sera toujours aux côtés du gouvernement burkinabè pour l’aider dans cette tâche et contribuer ainsi à une plus grande efficacité des politiques publiques au bénéfice des populations.

 

Hannifah SAWADOGO

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Numéro d'édition: 260