Editorial

Epouvantail

La Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des finances (CS/MEF) a décidé de monter d’un cran son bras de fer avec le gouvernement.
Elle a annoncé, après la grève de 120 heures, deux sit-in de cinq jours. Autant dire que l’on tend vers une paralysie de l’activité des régies, avec les conséquences que tout le monde connait: moins de recettes, donc moins de dépenses, et peut-être des difficultés pour assurer la paie des fonctionnaires à terme.
C’est la hantise de tous les gouvernements africains. Et, le Burkina Faso a beau être un des pays les plus pauvres du continent, l’Etat n’a jamais failli à ce devoir. Pourvu que cette menace reste un épouvantail pour les protagonistes.
Et si cela devait quand même arriver à l’issue de ce bras de fer, le CS/MEF et le gouvernement Kaba III entreraient alors dans l’histoire du pays ; et cela, par la petite porte, pour leur incapacité totale à concilier intérêt général et intérêt corporatiste. On a eu le coup d’Etat le plus bête du monde ; attention à ne pas réaliser un nouvel exploit de médiocrité!

Abdoulaye TAO

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