Ministère du Commerce : Les 100 jours de Kaboré décortiqués à Bobo

• Industries, PME, transformation, exportation

• Les priorités d’un mandat

Installé le 15 février dernier à la tête du département du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, le ministre Harouna Kaboré a voulu marquer un arrêt pour faire un petit bilan des 100 jours de ses actions. C’était au cours d’une conférence de presse organisée le 25 mai à Bobo.
Cent jours à la tête d’un département ministériel comme celui du Commerce est peu, et beaucoup à la fois, pour obtenir des résultats dans la vie d’une institution. Par devoir de recevabilité, le ministre Harouna Kaboré a voulu faire le bilan de ses 100 jours, et c’est la ville de Sya, capitale économique par excellence, qui a été choisie pour cet exercice inhabituel pour un ministre. Le bilan était articulé autour de ce qui est prévu dans l’exécution du plan triennal 2018-2020 du département, de ce qui a été fait en 100 jours et des activités traditionnelles du ministère.
On retiendra des propos liminaires du ministre Kaboré que pendant les 100 premiers jours de son action, il y a eu la définition des axes d’interventions prioritaires à travers le Plan d’actions prioritaires (PAP) 2018-2020. Ces actions sont, entre autres : améliorer le classement «Doing Business» du Burkina Faso à l’horizon 2020, créer les conditions favorables à l’éclosion d’un secteur privé dynamique, dynamiser le secteur industriel, mettre en place un mécanisme innovant de financement des PME, accroitre le niveau de transformation des matières premières locales; notamment celui des produits agricoles ; promouvoir le commerce interne et externe du Burkina Faso, contribuer à la maitrise des coûts des produits de consommation de base, accroître la productivité de l’artisanat, promouvoir la diversification des exportations des produits made in Burkina Faso, etc.
De ces actions, des projets ont été formulés ; à l’image du projet «Une région, une industrie», de l’Initiative de renforcement du capital productif des PME/PMI (IRCP/PME), du Projet de renforcement des capacités productives de 50 associations d’artisans, du portail virtuel dénommé «Porte d’entrée au Burkina Faso» pour réduire les délais de délivrance des actes administratifs du ministère en mettant à profit les TIC, l’opérationnalisation en cours de l’Institut du génie industriel, la Brigade mobile de contrôle (BMC) pour intensifier la lutte contre la fraude, l’organisation en cours de la filière anacarde avec tous les acteurs afin de dégager les ressources nécessaires pour un développement conséquent de la filière.  En 100 jours, plusieurs actions spécifiques ont été menées conformément à celles définies. Enfin, outre les activités traditionnellement menées par le MICA, le ministre Kaboré a annoncé la poursuite de la prospection de partenaires nationaux et internationaux pour la réouverture des unités telles que Faso-Fani, BRAFASO, STFL, la création de nouvelles unités industrielles de transformation de textile à Banfora, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Koudougou, Léo, Fada N’Gourma, etc.
En somme, le ministre a annoncé de très bonnes nouvelles au cours de cette conférence. Des nouvelles allant des plans de relance du tissu industriel burkinabè, en général, et bobolais, en particulier. Il a également annoncé les dispositions prises pour que les sociétés au bord du gouffre telles que la SNSOSUCO et SAP Olympic retrouvent leur santé financière.

IB

Commentaires
Numéro d'édition: 254

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.