Insécurité alimentaire : Les provinces à surveiller

• 6 actuellement en crise alimentaire

• 22 touchées par le déficit

 

La campagne agricole 2017-2018 a été marquée par des poches de sécheresses dans plusieurs régions du pays. Mais pas seulement ! A cela, il faut ajouter les attaques de chenilles légionnaires d’automne à tous les stades de développement végétatif, avec une grande sévérité sur le maïs. Des attaques d’oiseaux granivores ont aussi été signalées dans les régions du Sahel, de l’Est et dans la vallée du Sourou.
Ces difficultés ont affecté en premier lieu les productions agricoles. «La production céréalière définitive de la campagne agricole 2017-2018 a été estimée à 4.063.198 tonnes. Cette production enregistre une baisse respective de 11% et de 11,6% par rapport à la campagne agricole passée et par rapport à la moyenne des cinq dernières années», a annoncé le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, le 12 avril dernier, lors de son discours sur la situation de la nation.
Selon ses chiffres, le bilan céréalier définitif fait ressortir un déficit brut global estimé à 477.448 tonnes. De ce fait, 22 provinces du pays sur les 45 sont en déficit alimentaire, 8 en équilibre et 15 autres dans une situation alimentaire excédentaire. Cette situation engendre une insécurité alimentaire dans plusieurs provinces. Le calendrier qui en découle démontre qu’entre mars et mai 2018, 14 provinces seront en «stress» alimentaire.
Il s’agit de l’Oudalan, du Seno, du Sanmatenga, du Bam, de Loroum, du Yatenga, du Zondoma, du Passoré, de l’Oubritenga, du Bazega, du Sanguié, du Ioba, du Poni et de la Tapoa ;  et 6 provinces en crise alimentaire. Il s’agit du Soum, du Namentenga, de la Gnagna, de la Komandjoari, du Boulkiemdé et du Kourwéogo.
De juin à août 2018, 14 provinces seront en stress alimentaire. Il s’agit du Noumbiel, du Seno, du Sanmatenga, du Bam, du Loroum, du Yatenga, du Zondoma, du Passoré, du Sourou, du Bazèga, du Sanguié, du Ioba, du Poni et de la Tapoa ; et 8 provinces seront en «crise» alimentaire. Il s’agit de l’Oubritenga, du Namentenga, de la Gnagna, de la Komandjoari, du Boulkiemdé, du Kourwéogo, de l’Oudalan et du Soum.

NK


Quelles sont les solutions face à cette situation ?

Comment prévenir et gérer efficacement cette situation alimentaire? Pour Paul Kaba Thiéba, «le gouvernement a mis en place un cadre de concertations avec les PTF et l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire en vue de proposer une réponse à la hauteur des enjeux».
Des rencontres ont eu lieu, et de grandes actions ont été dégagées. Il s’agit, entre autres, de:
L’élaboration d’un plan de réponse et de soutien aux populations vulnérables d’un montant de plus de 68 milliards de F CFA.
L’augmentation du nombre de boutiques témoins qui passent de 138 à 250 pour tenir compte de la situation alimentaire actuelle.
L’augmentation du stock céréalier national de sécurité à 41.799,7 d’ici à fin mars 2018.
L’acquisition de plus de 22.000 tonnes de céréales au profit du stock d’intervention.
Et la construction de 54 magasins de stockage des produits agricoles.

Commentaires
Numéro d'édition: 248

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.